RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

ADAM Philippe

ADAM Philippe

 

Elève Mécanicien à Thionville (57)

 

Date de naissance : 19 décembre 1894

Lieu de naissance : MOYEUVRE-GRANDE (57)

Date de décès : 11  avril 1945 (ou 1er avril suivant les sources)

Lieu de décès : DACHAU (Allemagne) 

Circonstances : mort en déportation

Enregistré sous le matricule 22338 à au KL de NATZVEILLER-STRUTHOF

 

 

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Cheminots  d'Alsace Moselle et déportation Joël Forthoffer

Livre Mémorial FMD

Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l'Atelier, 2003

Site //pageperso.aol.fr/moyfroy/Presentation.html  courriel moyfroy@aol.com

 

 

 

Philippe ADAM (né le 19 décembre 1894)

Conducteur de locomotives (Elève) et militant communiste

Arrêté le 30 août 1943 par la Gestapo il est transféré au Sonderlager du Fort de Queuleu, avant d'être transféré au camp de concentration de Schirmeck puis évacué à la mi-août à Dachau  in Cheminots  d'Alsace Moselle et déportation Joël Forthoffer

 

Déportation : Convoi II 29 parti de Metz pour Natzweiler le 17 août 1944

Déporté à Natzweiler enregistré sous le matricule 22338

Décédé le 11 avril 1945 (ou 01 ?)  à Dachau

Livre mémorial FMD

 

On note une date contradictoire sur la date de décès suivant les sources

 

« Au sommaire de la plaquette pour le 50ème anniversaire de la libération de Moyeuvre-Grande » La mémoire  pour en forger l'avenir Chronologie mosellane de la seconde guerre mondiale

La libération de Moyeuvre  (d'après des témoignages de l'époque )

Il y 50 ans, les événements vécus à la Libération

Le comité de libération

La libération de la vallée de l'Orne

La Résistance et témoignages de passeurs

Les scouts deviennent passeurs

La guerre en chiffres

92 pages

Edité en septembre 1994  

 

Note Complémentaire

 

ADAM Philippe, Antoine.

Né le 19 décembre 1894 à Moyeuvre-Grande (Lorraine annexée), mort le 1er avril 1945 au camp de concentration de Dachau (Allemagne) ; conducteur de locomotives ; membre du comité directeur de la section Exploitation du syndicat unitaire des cheminots de Basse-Yutz (aujourd'hui Yutz, Moselle) ; militant communiste ; résistant.

 

Fils d'un mineur, Philippe Adam quitta sa ville natale pour s'installer à Thionville (Moselle) à l'été 1922 et travailler au dépôt des chemins de fer comme conducteur de locomotives. Il commença à militer au Parti communiste et se présenta aux élections municipales des 5 et 12 mai 1929 à Thionville sur la liste du Bloc ouvrier et paysan. Il obtint 512 voix sur 2 415 suffrages exprimés. Au second tour il rassembla 627 voix sur 2 336 suffrages exprimés et ne fut pas élu. Il se présenta à nouveau aux élections municipales des 5 et 12 mai 1935 sur la Liste Républicaine et d'action populaire (gauche). Il obtint au premier tour 531 voix sur 2 686 suffrages exprimés pour 2 791 votants et ne maintint pas sa candidature au second tour.

Parallèlement à cet engagement politique, il milita au sein du syndicat unitaire des cheminots. À la fin de l'année 1934, il était membre du comité directeur de la section Exploitation du syndicat unitaire des cheminots de Basse-Yutz, qui comptait alors environ 600 adhérents.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe Adam fit partie du groupe de résistance « Mario », le plus important du département de la Moselle, alors annexée à l'Allemagne. Ce groupe affilié au mouvement de résistance communiste Front national, avait été mis sur pied, au cours de l'été 1941, par l'instituteur messin Jean Burger, aidé par les cheminots 5Charles Hoeffel et Georges Wodli. Son activité clandestine lui valut d'être arrêté par la Gestapo le 30 août 1943 et d'être emprisonné au SS-Sonderlager du Fort de Queuleu dans la banlieue messine avant d'être transféré au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin annexé) à la mi-août 1944 puis d'être déporté au camp de concentration de Dachau (Allemagne) où il mourut le 1er avril 1945.

Il obtint à titre posthume le titre de déporté politique. Marié le 21 septembre 1920 à Moyeuvre-Grande (Moselle) avec Sophie Metz, il fut père de quatre enfants.

 

SOURCES : Arch. Dép. Moselle, 303 M 155 et 310 M 95. — Arch. Com. Thionville, 1 K 14. — Arch. Direction interdépartementale d'Alsace du secrétariat d'État à la Défense chargé des Anciens combattants : fichier du camp de Natzweiler-Struthof (renseignements fournis par Thierry Heidmann). — François Goldschmitt, Alsaciens et Lorrains à Dachau, tome 4, Le Bon Dieu au KZ, 1946, 79 p. — Union des syndicats des cheminots A-L CGT, Heimat unterm Hakenkreuz, Strasbourg, 1953, 196 p. — Léon Burger, Le Groupe « Mario », une page de la Résistance Lorraine, Metz, Imprimerie Louis Hellenbrand, 1965, 194 p. — État civil.

Pierre Schill (Maitron)

 



01/05/2008
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