RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

ANDRIEUX Charles

ANDRIEUX Charles

 

Médecin SNCF au dépôt de PERSAN BEAUMONT (60)

 

Date de naissance : 20 septembre 1903

Lieu de naissance : NEUILLY EN THELLE   (60)

Date de décès :  22 mars 1945

Lieu de décès : NEU STASSFURT

Circonstances : mort en déportation

Enregistré sous le matricule 78825 à BUCHENWALD

 

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Livre Mémorial FMD

Patrick DUROS ; 2000 ans d'histoire à Chambly, Chroniques d'un pays d'Oise en Picardie

 

 

 

ANDRIEUX Charles

 

« Né à Neuilly en Thelle le 20 septembre 1903 ; où il exerça l'activité de médecin au dépôt SNCF de Persan Beaumont.

Durant la seconde guerre mondiale , il participa activement à la résistance contre l'occupant et fut un des principaux responsables du front national .

Arrêté à Chambly (Oise) le 17 août 1944, alors qu'il venait d'être désigné pour représenter les FTP à l'état major des FFI , il fut déporté et mourut à Buchenwald le 22 mars 1945.

Une plaque de la cité du moulin neuf porte son nom »

 

Sources : Patrick DUROS ; 2000 ans d'histoire à Chambly

Chroniques d'un pays d'Oise en Picardie

 

Charles ANDRIEUX a été déporté dans le Convoi I 265 parti de Compiègne Rethondes le 18 août 1944 pour Buchenwald

Il est Décédé à NEU STASSFURT  le 22 mars 1945

(page 199 tome III livre mémorial FM)

Camp de NEU STASSFURT =>  (http://www.pierre-henin.com/index.php?pp=41 )

Note complémentaire

 

« C'est le dernier transport à emmener des déportés extraits du camp de Compiegne-Royallieu jusque dans un camp de concentration du IIIe Reich.

Le débarquement de Normandie a déjà eu lieu depuis plus de deux mois ; celui de Provence vient d'être opéré .

Les détenus ont quitté le camp le matin du 17 août, en camion et munis d'une boule de pain et d'un colis de la Croix-Rouge pour deux. Le convoi traverse la ville de Compiègne et prend la direction de la foret de Rethondes, près du passage à niveau de Vieux-Moulins, où un train de wagons à bestiaux

les attend. Le regroupement de l'ensemble des déportés se termine en début d'après-midi. Mais le transport ne part que le lendemain matin. Il effectue un premier arrêt à Soissons. En effet, le consul général de Suède à Paris, Raoul Nordling, assiste du représentant de la Croix-Rouge, vient de signer un accord avec le commandement militaire allemand en France occupée. Celui-ci stipule que tous les détenus politiques des prisons et hôpitaux de Paris, ainsi que des camps de Compiègne, de Drancy et de Romainville passent sous sa responsabilité  . La veille au soir déjà , il avait tenté d'empêcher le départ du transport. Mais, et cela se répète en gare de Soissons, la Sipo-SD, c'est à -dire les

services policiers du Reich qui ont organisé cette déportation, refuse d'appliquer les termes de l'accord et décide de poursuivre l'évacuation de ces détenus vers l'Allemagne. A Reims, une nouvelle tentative de la Croix-Rouge échoue, ses représentants n'arrivant même pas à distribuer de la nourriture aux

déportés. Le transport quitte Reims dans la soirée. Dans la nuit, il effectue de nombreux arrêts en raison de tentatives d'évasion. Certains déportés sont alors abattus ; alors que d'autres sont poussés dans des wagons déjà occupes et surchargés. Le train franchit la frontière après Toul et opère un arrêt à Sarrebruck, un des derniers avant Weimar.

 

 

Si un déporté de ce transport est arrêté lors de la manifestation parisienne du 11 novembre 1940, la très grande majorité de ces camarades le sont en 1944, et près de 7 sur 10 après le débarquement de Normandie. Ils le sont dans plus d'une trentaine de départements différents, principalement en zone

Nord, avant d'être regroupes au camp de Compiègne en vue de leur déportation.

Ce sont avant tout des résistants : de mouvements, comme les membres de Libération-Nord, de l'Organisation Civile et Militaire (OCM) ou du Front National, arrêtés en Seine-Inferieure, dans l'Oise, la Somme ou l'Aisne ; de réseaux comme ceux participant au Noyautage des Administrations

Publiques (NAP) en région parisienne, ou ceux de Turma-Vengeance dans le Loiret. Le 6 juin 1944 entraîne une multiplication des actions résistantes, et accroît celles de représailles menées par les autorités allemandes. …

 

 

….Ainsi, près de 40 % d'entre eux sont transférés le 13 septembre 1944 au Kommando de Neu-Stassfurt, à une trentaine de kilomètres de Magdeburg, pour travailler dans différentes firmes et entreprises chargées d'aménager une usine souterraine dans les salles des mines de sel et de potasse de la ville. Plus de la moitié de ce groupe ne rentre pas de déportation en 1945 ; dont

plus de 130 personnes qui décèdent lors de la marche d'évacuation du Kommando, débutée le 11 avril 1945 et achevée le 8 mai entre Ansprung et Annaberg, près de la frontière tchèque, après plus de 360 kilomètres de marche sur des routes secondaires »

Thomas FONTANE ; Laurent THIERRY

 



04/05/2008
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