CAMPHIN Maurice
CAMPHIN Maurice

Cheminot
Date de naissance : 01 décembre 1911
Lieu de naissance : St NICOLAS les ARRAS ( 62)
Date de décès : 14 mai 1943
Lieu de décès : ARRAS
Circonstances : Fusillé
Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette fiche
Relevé Monument aux Morts de la gare de ARRAS
Site Internet « EDC » ; http://edechambost.ifrance.com/
La direction du PCF dans la clandestinité (1941-44) "Les Cyclistes du Hurepoix"de Emmanuel de Chambost, Edition: L'Harmattan, 1997, collection "Mémoires du XXe siècle"
Dictionnaire Cheminots engagés
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plaque ARRAS détail
pour plaque en entier
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« Lorsque le CMN dut se séparer d'Eugène Hénaff , en février 43, le poste vacant ainsi créé fut attribué par Lecoeur à son ami René Camphin , un typographe de 30 ans, originaire de la région d'Arras. Elevé par ses parents dans la tradition du mouvement ouvrier, il militait depuis 1936, avec Lecoeur, dans la fédération du Pas-de-Calais dont il était un dirigeant dés 1938. Dans cette région particulièrement combattive, René Camphin avait opté de bonne heure pour l'action armée. Ses deux jeunes frères tôt engagés également dans les bataillons de la jeunesse, furent arrêtés, torturés et fusillés avant la fin 43. »
CAMPHIN Maurice (fils), pseudonymes dans la Résistance :
« Albert », « René ».
Né le 1er décembre 1911 à Saint Nicolas-lez-Arras (Pas-de-Calais), fusillé
par les Allemands le 14 mai 1943 à Arras (Pas-de-Calais) ; résistant ;
cheminot communiste du Pas-de-Calais.
Fils de Maurice Camphin (père), cheminot, marié à Marie-Thérèse Arrachart, Maurice Camphin était un militant communiste arrageois, après être passé par les Jeunesses communistes avant la Seconde guerre mondiale. Il fut arrêté le 30 août 1939 comme son père et condamné à quarante jours de prison pour propagande communiste. Dans la Résistance, il est le responsable militaire du secteur FTP d'Arras-Lens qui comporte deux groupes armés à Lens et Loos-en-Gohelle. Il organise notamment l'attaque à la grenade du cantonnement des Gardes Wallons de Calonne-Liévin le 18 mai 1942, participe, avec Eugène Lespagnol et Léon Doyelle, à l'enlévement dans les mairies de Biache-Saint Vaast et d'Achicourt près d'Arras de cartes de ravitaillement et de matériel d'impression pour les FTP. Arrêté à Thélus, au retour de cette dernière expédition, dans une embuscade tendue par la gendarmerie, grièvement blessé et conduit à l'hôpital d'Arras, il est livré aux Allemands. Il est interné à la prison d'Arras pendant plusieurs mois, et torturé. Condamné à mort par le tribunal militaire allemand d'Arras le 30 avril 1943 pour activités communistes, il est fusillé en même temps que deux de ses camarades de groupe, les mineurs Roger Vermersch (20 ans) et Auguste Lancelin (31 ans), le 14 mai 1943 à 18 h 44 dans les fossés de la citadelle d'Arras.
SOURCES : Arch. départ. du Pas-de-Calais, M 5265, M 51 J 8 ; J.M. Fossier, Nord-
Pas-de-Calais, zone interdite, mai 1940-mai 1945, p.145 et 236 ; J. Estager, Ami,
entends-tu ?, Paris, 1986, p.129.
Daniel Hémery

Article ajouté le 2008-05-20 , consulté 8 foisCommentaires
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