GILLES Eugène
GILLES Eugène
Photo identité : © Rail et Mémoire
Photo déporté source Mémoire vive
Chef de train à Chartres (28)
Date de naissance : 26 août 1896
Lieu de naissance : ARROU (28)
Date de décès : 21 août 1942
Lieu de décès : AUSCHWITZ
Circonstances : Mort en Déportation
Enregistré à AUSCHWITZ sous le matricule 45599
Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :
Relevé plaque de gare de Chartres
Livre Mémorial FMD
site Internet "Mémoire Vive"
Livre des Morts d'Auschwitz, Musée d'état d'Auschwitz-Birkenau, 1995
Revue « Notre métier » nov. 1946
Né le 26 août 1896 à Arrou Eure et Loir 28
Il vécût à Courtalain et à Saint Pellerin en Eure et loir
Marié avec , trois enfants . 2 filles et un fils.
Ancien secrétaire des cheminots CGTN
Ancien secrétaire de l'Union Locale CGTN
Secrétaire de l'Union Départementale CGT de 1937 à 1939
Assurait depuis Septembre 1939 les liaisons entre l'Eure et Loir et le Comité Central à Paris.
Chargé par le Comité central de la réorganisation du PC clandestin et de constituer des syndicats clandestins.
Arrêté par la Gestapo en Juin 41 ( ?) ou ( le 03 Juillet 1941 d'après notre métier)
Interné à Compiègne ; matricule 1.352
Déporté par le Convoi du 06 juillet 1942 dit des « 45000 »
matricule 45599 Auschwitz
Mort en Déportation : le 21 août 1942 à AUSCHWITZ
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Au moment de son arrestation, il est domicilié à La Garenne-Colombes* (Hauts-de-Seine - 92). Il est chef de train à la SNCF à Chartres.
Le 3 juillet 1941*, il est arrêté comme « ancien communiste » et interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise - 60) ; matricule 1352.
Il est déporté dans le convoi de 1175 otages "communistes" et Juifs qui part de la gare de Compiègne le 6 juillet 1942.
Il meurt à Auschwitz le 21 août 1942, selon les registres du camp.
Sources :
- Archives du secrétariat d'État aux Anciens Combattants et Victimes de Guerre (fichier national).
- Livres des Morts d'Auschwitz, Musée d'état d'Auschwitz-Birkenau, 1995.
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* Jusqu'en juillet 1964, cette commune fait partie du département de la Seine, qui inclut Paris et de nombreuses villes de la "petite couronne", dont la "ceinture rouge" des municipalités communistes.
** L' "Aktion Theodorich" :
L'attaque de l'Union soviétique, le 22 juin 1941, se fait au nom de la jutte contre le "judéo-bolchevisme". Dès mai 1941, une directive du Haut-commandement de la Wehrmacht pour la "conduite des troupes" sur le front de l'Est défini le bolchevisme comme « l'ennemi mortel de la nation national-socialiste allemande. C'est contre cette idéologie destructrice et contre ses adeptes que l'Allemagne engage la guerre. Ce combat exige des mesures énergiques et imptoyables contre les agitateurs bolcheviks, les francs-tireurs, les saboteurs et les Juifs, et l'élimination allemande de toute résistance active ou passive. »
Hitler est résolu à écraser par la terreur - à l'Ouest comme à l'Est - toute opposition qui viendrait entraver son effort de guerre.
Le jour même de l'attaque contre l'Union soviétique, des mesures préventives sont prises dans les pays occupés contre les militants communistes - arrestations et perquisitions à leur domicile - et des ordres sont donnés pour punir avec la plus extrême sévérité toute manifestation d'hostilité à la puissance occupante.
En France, dans la zone occupée, au cours d'une opération désignée sous le nom de code d'Aktion Theodorich, plus de mille communistes sont arrêtés par les forces allemandes et la police française. D'abord placés dans des lieux d'incarcération contrôlés par le régime de Vichy, ils sont envoyés, à partir du 27 juin 1941, au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise - 60), administré par la Wehrmacht, réservé à la détention des "ennemis actifs du Reich" et qui ouvre en tant que camp de police.
Au total, 1300 hommes y seront internés à la suite de cette action. Fin août, 200 d'entre eux font partie de ceux qui seront déportés dans le convoi du 6 juillet 1942.
Rédigée à partir des recherches de Roger Arnould, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP, et de Claudine Cardon-Hamet, historienne de la déportation de répression, cette notice biographique doit être considérée comme un document provisoire fondé sur les archives et témoignages connus à ce jour.
Vous êtes invité à corriger les erreurs qui auraient pu s'y glisser et/ou à la compléter avec les informations dont vous disposez (en indiquant vos sources).

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