GARNIER LUC

GARNIER Luc

Cheminot à CHAUMONT(52)

 

 

Date de naissance : 13 novembre 1925

Lieu de naissance : ROOCOURT LA COTE (52)

Date de décès : 18 mars 1944

Lieu de décès : LA VENDUE  (52) 

Circonstances : Fusillé

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

CD-Rom « La Résistance en Haute-Marne », Collection AERI (2004) – Commentaire écrit par Marie-Claude SIMONNET

 

 

Alors que la Résistance de Chaumont est active, la Gestapo procède à de nombreuses arrestations à partir du 15 janvier 1944. Parmi les résistants chaumontais arrêtés figurent alors deux jeunes nés à Roôcourt-la-Côte : Roland GARNIER, né le 23 novembre 1923 et Luc GARNIER, né le 13 novembre 1925. Tous deux appartiennent à la section jociste de Chaumont, interdite par les Allemands, et font partie du groupe Corse au sein de la Résistance.

C
es deux jeunes participent à des sabotages. Début janvier 1944, ils tentent de faire sauter le pont du canal de la Marne à la Saône, à Bologne, première tentative qui n'a pas de succès mais, peu après, le 4 janvier, le pont-canal de Condes cède au moyen d'un obus de 15 centimètres, de sorte que l'eau s'écoule dans la Marne et que le canal se vide peu à peu.

Faisant une nouvelle tentative d'attentat, les frères GARNIER placent le 8 janvier 1944 des explosifs sur la ligne de chemin de fer, à Jonchery, mais sans succès.

En plus de ces activités de sabotage, la maison des frères GARNIER sert de cache pour des armes, à l'insu de leur père qui est arrêté puis relâché. Malheureusement, après un long jugement, la cour martiale qui se tient à Chaumont condamne à mort après délibération la majorité des accusés, dont Luc et Roland GARNIER. Tous deux sont fusillés le 18 mars 1944, à La Vendue, où moururent de très nombreux résistants.

 

La dernière lettre de Luc GARNIER


 « Chers parents, 

        Mes dernières pensées sont pour vous et pour une petite fille qui habite près de l'hôtel Saint-Jean et travaille à la Poste, elle s'appelle Jacqueline.
        Vive la France. Je pense bien à l'abbé Bour qui se rappelle bien de mes paroles de la dernière fois, lui aussi je l'aime. A Dieu le vrai jugement. J'offre ma vie à Dieu pour la JOC de Chaumont. Je pense toujours à mes parents et à tous les Français. J'ai voulu faire mon devoir de Français et je l'ai fait jusqu'à la dernière minute de ma vie. J'ai 18 ans ; je meurs pour la France, devant les fusils ; mais je crie : Vive ma Patrie, que Dieu la protège.
        Mes chers parents, n'oubliez jamais vos Fils qui meurent pour sauver l'honneur de la France.
        Et surtout, n'oubliez jamais Dieu. Je meurs avec mon frère Roland que j'aimais tant et les camarades. Avant de mourir, je vais les encourager à la mort.
        Un fils qui vous a toujours aimés et qui réclame pardon des petites fautes de la vie.
        Après ma mort, ne pleurez pas.
        Bon courage, je prierai pour vous près de Dieu.
        Ma chère mère, je t'embrasse de tout mon cœur ainsi que mon Papa et tous mes camarades français que la France n'oubliera jamais, ces patriotes du groupe Corse.

                               Vive la France d'abord
                          et ne les oubliez jamais.

                                                                 Luc Garnier
 »



Article ajouté le 2009-01-02 , consulté 51 fois

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