RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

BOVE Alexandre

BOVÉ Alexandre

 

Cheminot au Dépôt SNCF de MERICOURT (62)

 

Date de naissance : 27 décembre 1910

Lieu de naissance : AVION (62)

Date de décès : 1er novembre 1943

Lieu de décès : ARRAS (62) 

Circonstances : Fusillé

 

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

 

Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l’Atelier, 2003

Site : //mericourt62680.free.fr/presse/index.phpID=13&rub=29&res=1&w=1024&h=768

 

 

Marié, un enfant, Alexandre Bové était domicilié au 25, rue Achille Prontier à Avion lorsqu’éclata la Seconde Guerre mondiale. Sollicité par un camarade de travail : Jean Lestienne (fusillé le 11 août 1942), Alexandre Bové entra dans l’organisation clandestine du Parti communiste fin 1941. Il acquit très vite des responsabilités dans la section d’Avion en remplaçant Jean Buisette, sous les ordres de Julien Leterme dit « Antoine »* – fusillé le 24 juillet 1942 –. En avril 1942, Alexandre Bove fut dénoncé aux Allemands par une lettre anonyme qui le présentait comme un responsable de la propagande à Avion-centre. Interrogé le 9 avril 1942, il fut relâché, mais un nouvel ordre d’arrestation fut lancé contre lui le 15 avril 1942 ; Alexandre Bové avait cependant déjà pris la fuite lorsque les Allemands vinrent l’arrêter. Après l’arrestation de Julien Leterme, le 30 avril 1942, Alexandre Bové entra dans la clandestinité et reprit contact avec le Parti par l’intermédiaire de Frédéric Défontaine qui lui confia la responsabilité politique de la section de Liévin. Son responsable de secteur était un prénommé « Alain » (sergent Albert). C’est « Alain » qui fit entrer Alexandre Bove dans les FTP, d’abord comme responsable du secteur « B » (Lens/Bully/Avion/Liévin/Loos-en- Gohelle) en 1942. « Alain » devenu commissaire politique à la Région, passa à l’Interrégion et fut remplacé par Jules Wallers dit « Eugène », qui passa aussi à l’Inter-région, comme responsable militaire sous le pseudonyme de « Jules ». Alexandre Bove occupa alors le poste de commissaire politique des FTP à la Région jusqu’au 1er mai 1943, date à laquelle des affiches parurent avec sa photo. « Eugène » l’envoya en Seine Maritime au même poste, puis Alexandre Bove devint délégué du Front National.

Alexandre Bové fut arrêté à Rouen le 14 mai 1943 et reconnut avoir participé à 5 sabotages de septembre 1942 à janvier 1943, en avoir commandité 9 de septembre 1942 à mars 1943. On lui imputa deux attentats contre les maires de Givenchy et Bouvigny-Boyeffles le 29 décembre 1942, ainsi que les attentats contre le docteur B. à Lens le 7 janvier 1943, contre le cantonnement Wallon de Calonne-Liévin le 18 mars 1942, ainsi qu’une participation à l’attentat contre le Commissaire de Beuvry. Alexandre Bové fut alors condamné à mort le 14 octobre 1943 par le tribunal de l’OFK 670 pour « avoir favorisé l’ennemi ou encouragé des menées bolchevistes, ainsi que pour détention d’armes prohibées » et fut exécuté le 1er novembre 1943 à 16 h 30 à Arras.

SOURCES : Arch. Dép. Pas-de-Calais : M 5022/1 — Jean-Marie Fossier, Zone interdite, Editions Sociales, Paris, 1977, p. 241.



24/01/2009
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