RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

BOYER Marcel

 

BOYER Marcel

 

 

Conducteur électricien à Foix (09)

 

 

 

Date de naissance : 01 octobre 1898

Lieu de naissance : Tournous-Darré, 65 ,  Hautes-Pyrénées

Date de décès : 1948

Lieu de décès :FOIX , Ariège 

Circonstances : Mort à 50 ans des suites de déportation

 

 

 

Méthode de recherche Rail & mémoire pour cette notice

 

Article de la Dépêche du midi paru le 16 novembre 2006

http://www.ladepeche.fr/article/2006/11/16/39226-foix-en-memoire-de-clemence-et-marcel.html

 

Revue l’action de l’état publication de la Préfecture de l’Ariège N° 11 de Septembre Octobre  2002 .

Site Internet http://www.ariege.pref.gouv.fr/sections/publications/lettre_des_services/lettre_l_action_de3135/downloadFile/attachedFile_1/Lettre_Septembre-Octobre.pdf?nocache=1203354201.96


 Article de JC Thomas , journal, la Dépêche du midi  du 30 sept 2007

Site Internet  >

http://www.ladepeche.fr/article/2007/09/30/24681-le-cheminot-enfin-reconnu.html

 

 Livre Mémorial de la FMD page 909 tome 2 

 

Centre d'Archives Historique SNCF  Le Mans cote 118 LM 102

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Marcel BOYER (Tournous-Darré, Hautes-Pyrénées 1898 - Foix, Ariège

1948, mort pour la France) : cheminot à Foix, responsable communiste,

il est membre de l’Organisation Spéciale et devient le premier

responsable syndical clandestin en Ariège (octobre 1940), puis se trouve

responsable de la propagande et de la presse clandestine dans le

triangle de direction du Front National. Arrêté le 15 juillet 1942, par la

police française, condamné à trois ans de prison, emprisonné à Foix,

Toulouse, Eysses, il est déporté à Dachau. Rentré en très mauvaise

santé, il meurt en 1948.

Marcel BOYER  était marié et père de deux enfants , il était conducteur électricien (de trains) ,  au dépot de Foix , il fut arrété le 15 juillet 1942 et révoqué de la SNCF le 10 avril 1943 .

il est déporté par le  CONVOI I 229 parti de Compiegne le 18 juin 1944 à destination de DACHAU où il est enregistré sous le numéro de matricule  73 156  , il est transféré pour le Kommando de ALLACH * et libéré le 30 avril 1945 .

 Ré-integré "sur ordre ", administrativement,  à la SNCF le 01 octobre 1944 ;  il reprends son service en mai 1945.

 

*ALLACH : Ce très important Kommando du KL Dachau fait travailler les détenus à différents projets et productions : d'abord pour une manufacture de porcelaine, ensuite pour la firme BMW, enfin pour différents chantiers de l'organisation Todt. Il compte jusqu'à 3850 détenus. Il est situé près de Dachau et est créé le 17 mai 1944.

 

 

 

 

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 L’année 1941 avait été marquée par l’apparition des premières organisations de résistance essentiellement politiques. Elles défendaient les libertés supprimées et combattaient le régime de Vichy. Les premières arrestations ont, alors, commencé.

Deux événements majeurs modifient la situation en 1942 : l’arrivée au pouvoir de Laval comme chef du gouvernement de Vichy (avril) accentue l’emprise allemande

sur la France et renforce la répression, désormais massive ; le débarquement des Anglo-Américains en Afrique du Nord (8 novembre) entraîne l’occupation de la zone sud par l’armée allemande. L’Ariège est occupée : le temps de la résistance armée commence.

Les premières victimes de ce durcissement de la répression sont les Juifs. Dès le 8 août, un premier convoi de 175 juifs étrangers part du camp du Vernet pour Auschwitz. Le 26 août, à Aulus, une rafle massive de la police française permet d’arrêter 174 juifs polonais, allemands et tchécoslovaques. Douze fuyards rattrapés et une centaine de juifs pris en Ariège, rejoignent ceux d’Aulus au camp du Vernet d’où ils seront déportés vers Auschwitz, le 1er septembre. Le 9 janvier 1943, Français et Allemands reviennent à Aulus pour arrêter 266 autres juifs, portant le total des arrêtés à 452.

Le répression allemande s’abat, d’abord, sur les passages. Le 10 décembre, près des Cabannes, Alice Giraud, nièce du général, est arrêtée. Le 15 décembre, le passeur Aimé Rieu de Couflens est pris : il meurt à Oranienburg. Le 21 décembre, près de Salau, sont interceptés le pince Napoléon et de Saivre, ex-chef de cabinet de Pétain. Le 25 novembre, à Siguer, la passeur Cabréro assassine le journaliste Jacques Grumbach, au cours d’un passage.

La répression de la police française aboutit à décapiter la direction de la résistance communiste (Front National) qui préparait une campagne de tracts pour le 14 juillet : vingt quatre communistes sont arrêtés, surtout à Pamiers. Parmi eux, les responsables, Paul Boy, professeur au collège de Pamiers, responsable syndical et sa femme Alice ; Marcel Boyer, cheminot à Foix ; Gaston Astre, Jean Antonin Carol, Basile Sannac ; des espagnols comme José Cardona, Latorre, José Murcia, sont tous déportés.

La résistance communiste se reconstitue autour de Busa, Gaudillat et Daraud. La résistance communiste espagnole (Union Nationale Espagnole) crée les Guérilleros. En août, la 3ème brigade de Guérilleros s’installe à l’Herm (Col de Py) ; en septembre, l’état-major des Guérilleros en France, venu de l’Aude, s’installe au même endroit. Les guérilleros organisent le premier sabotage par explosif d’un train (Luzenac), le 19 septembre.

Quelques jours avant l’occupation allemande, le 20 octobre, le dernier des mouvements de résistance gaullistes, “Combat“, se crée à Foix autour d’Irénée Cros,

Marcel Dupuy, Louis Destrem, Jean Durroux, Gabriel Deltrulh, Serge Denis. En novembre, le capitaine de Bary met sur pied les premiers noyaux de l’Organisation de Résistance de l’Armée.

La présence militaire allemande change tout : les activités de passages se multiplient et les arrestations de passeurs commencent.

Le premier attentat anti-allemand, par Jean Gaudillat, à Saint-Girons, le 4 décembre, prélude à la lutte armée de 1943-1944.

 

 

l’action de l’état publication de la Préfecture de l’Ariège N° 11

http://www.ariege.pref.gouv.fr/sections/publications/lettre_des_services/lettre_l_action_de3135/downloadFile/attachedFile_1/Lettre_Septembre-Octobre.pdf?nocache=1203354201.96

 

 

 

 

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Article de JC Thomas , journal la Dépêche du midi  du 30 sept 2007

Le cheminot enfin reconnu

Hommage solennel, hier, à Marcel Boyer, avec sa famille et ses amis militants. La place de la Gare porte désormais son nom.

 

Justin Boyer n'a pu contenir ses larmes. À la suite du discours de Jean-Pierre Icre en hommage à son père, Marcel Boyer, le fils du cheminot résistant a tenté de dire quelques mots de remerciement mais n'a pu aller à la fin de sa phrase. Car la cérémonie qui avait lieu hier, sur la place de la Gare, pour être simple et dépouillée, n'en était pas moins d'une émouvante dignité. La place de la Gare qui n'existe désormais plus, devenue, depuis hier, place Marcel-Boyer.

Dans son hommage, Jean-Pierre Icre n'a pu s'empêcher d'évoquer également Pierre Semard et  Aimé Molinié, grandes figures fuxéennes et de la Résistance. Il a retracé le parcours de ce dernier, cheminot, syndicaliste, militant communiste, résistant et déporté, qui a été évoqué avec une vigoureuse fibre littéraire par Jean et Marie Laïlle (lire ci-contre).

Mort à l'âge de 50 ans, en 1948, Marcel Boyer a marqué la vie de la cité ainsi que celle du département par son engagement continu. On l'a vu candidat aux élections cantonales dans le Vicdessos en 1937, on le retrouve fondateur de la cellule du Parti communiste « Foix gare » juste avant la dissolution du PCF et puis le cycle terrible de la résistance aux arrestations, de la prison à la déportation.

Tous ceux qui l'ont connu étaient réunis hier dans la cour de la gare, ainsi que de nombreux militants communistes, des conseillers municipaux de Foix et, bien entendu la famille, les descendants de « Marcel et Clémence », leurs enfants, leurs petits-enfants.

N'hésitant pas à évoquer la dimension humaine des événements historiques telle qu'elle a été retracée dans le livre consacré à ce militant, Jean-Pierre Icre a trouvé les mots justes pour toucher son auditoire à travers cette histoire, semblable à des centaines d'autres, et pourtant unique et particulière également. Justin Boyer l'a bien compris, il ne pouvait être rendu meilleur hommage à son père que de laisser son empreinte sur une plaque de rue symbolique : à Foix et à côté de la gare.

J.-Ch. Thomas

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Article de la Dépêche du midi paru le 16 novembre 2006

En mémoire de Clémence et Marcel ;  CAFÉ LITTÉRAIRE. L'OUVRAGE COSIGNÉ PAR MARIE ET JEAN LAÏLLE A RÉUNI DE NOMBREUX FUXÉENS LUNDI SOIR À L'ESTIVE.

 

 

 

 

Pour l’acheter > http://www.amazon.fr/Cl%C3%A9mence-Marcel-Deux-Ari%C3%A9geois-guerre/dp/2862664952

 

Un café littéraire plein à craquer autour de Marie et Jean Laïlle qui ont présenté leur ouvrage « Clémence et Marcel, deux Ariégeois dans la guerre » (éditions Loubatières).

 

Une soirée sous le signe de la Résistance, une soirée un peu particulière puisque des protagonistes du livre étaient présents dans la salle et notamment le fils de Marcel Boyer, Justin. « Je me rappelle de tout, précise-t-il, j'avais 9 ans quand la Gestapo a embarqué mon père. »Claude Delpla a souligné d'entrée de jeu la particularité de cet ouvrage : les romans et témoignages épistolaires sont légion, mais bien plus rares les correspondances où l'on possède la totalité des lettres échangées en deux ans de part et d'autre, pas moins de 534 lettres, une histoire d'amour dans la tourmente de la Deuxième Guerre mondiale.Puis Marie Laïlle s'empresse de nuancer cet exceptionnel : « Nos personnages, Clémence et Marcel Boyer, ne sont pas des héros, il s'agit d'une famille modeste, une famille comme il y en a tant ; en espagnol, on dit « la gente de la calle », des gens de tous les jours. »

 

Emotion

Jean Laïlle nous expose alors la vie au quotidien dans trois rues de Foix dont la capitale serait le 9, rue des Chapeliers, un microcosme de la Résistance fuxéenne. « Ce n'est pas un roman d'histoire, mais un roman d'amour. » Et c'est alors que notre digne conférencier élève à son insu son exposé au rang de confidence en multipliant un lapsus bien transparent car par trois fois Jean Laïlle nous parle du roman d'amour de Marie, en lieu et place de Clémence, face à un public pas dupe… Un grand moment d'émotion.

 

Sans ce roman, la vie de Marcel Boyer serait restée précieuse dans le souvenir de la famille et des proches mais inconnue dans ce public complice, concerné et vraiment compassionnel. Un café littéraire d'une haute tenue intellectuelle, émaillé de surprises (eh bien ! oui, De Lattre de Tassigny était bel et bien retenu en captivité dans la même prison que Marcel : « Je préfère encore entendre la « Marseillaise » chantée par des prisonniers communistes que par les officiels actuels ! ») Un de plus !

 

http://www.ladepeche.fr/article/2006/11/16/39226-foix-en-memoire-de-clemence-et-marcel.html


 

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24/10/2012
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