RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

CAROLA Michel

CAROLA Michel

Facteur à la gare de PERPIGNAN (66)

Délégué à la caisse de prévoyance de la SNCF

 

Date de naissance : 14 février 1896

Lieu de naissance : PERPIGNAN (66)

Date de décès : 20 avril 1945

Lieu de décès : FLOSSENBURG (Allemagne)   

Circonstances : Mort en déportation

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

Relevé de la plaque de la gare de PERPIGNAN

Livre mémorial de la  FMD page 470 Tome 2

Nostra n° 89 et 90 / 1994 ; Vichy, l'occupation Nazie et la résistance Catalane Terra

Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l'Atelier, 2003

Michel CAROLA était  Facteur  la gare de Perpignan.

Dès septembre 1941, procurait les fausses pièces d'identité aux clandestins  (1), il est membre de « COMBAT » et du Mouvement de Libération Nationale.

Il est arrêté le 29 mai 1943 puis relâché le 8 septembre 1943, la distribution des tracts reprend et la diffusion des journaux clandestins « Libération » et « Combat » pour le Mouvement Unis de Résistance se fait sous la surveillance de Michel CAROLA, qui les réceptionne.

Les journaux  arrivent à la gare de Perpignan dans 5 ou 6 valises et les paquets sont acheminés pour chaque secteur du département

Le 2 Mars 1944, Michel CAROLA est de nouveau arrêté par la police allemande.

Il est déporté par le convoi I 206 parti de Compiègne le 27 avril 1944 pour Auschwitz le 30 Avril 1944 où il est enregistré tatoué sous le numéro de matricule 185223.

Transféré pour Buchenwald puis à  Flossenburg où il fut tué le 20 avril 1945 à la libération du camp.

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Pour ma part je recule au jour où, élève de l'école annexe située au rez-de-chaussée des HLM Saint-Matthieu en compagnie du fils de Michel Carola, les soldats allemands qui avaient encerclé les HLM, nous dispersaient à nos sorties en récréation pour voir s'il ne se dissimulait pas parmi nous. Ils l'ont pris sur le toit. Il était venu voir son fils…

 Robert Marty, le 13 janvier 2003 ;  in
//209.85.135.104/search?q=cache:X-1dwdpR6W8J:www.perpignan-toutvabien.com/articles.php%3Fida%3D909%26idcb%3D45+perpignan+carola+michel&hl=fr&ct=clnk&cd=8&gl=fr

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Rue MICHEL CAROLA à PERPIGNAN ...

Rue Michel Carola 66140 CANET EN ROUSSILLON

Rue Michel Carola 66330 CABESTANY COLLA SANT GALDRIC

Rue Michel Carola 66270 LE SOLER

 

les 2 plaques de la Rue Michel Carola 66660 Port-Vendres

 

Photos de Jean-Louis TRESSENS

qui nous a signalé cette rue et  nous a envoyé les photos,

avec nos remerciements

 

NOTE COMPLEMENTAIRE

Nous notons une  information contradictoire entre le  livre mémorial de la FMD et le Maitron . Michel CAROLA aurait été déporté d'abord à Auschwitz puis Buchenwald et Flossenburg.

CAROLA Michel.

Né le 14 février 1896 à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ; mort en

déportation à Buchenwald le 20 avril 1945 ; facteur ; militant de la SFIO des

Pyrénées-Orientales ; résistant.

Cheminot à la Compagnie du Midi puis au PO-Midi et ensuite à la SNCF, Michel Carola fut en poste en gare de Perpignan où il exerça les fonctions de facteur.

Michel Carola milita activement (au moins, à partir de fin des années 1920) dans les rangs de la section socialiste SFIO de Perpignan. Il fut candidat aux élections municipales du 6 mai 1929 sur la liste socialiste conduite par Jean Payra*. Il obtint 3 136 voix et fut battu, Jean Payra étant le seul élu de la SFIO à l'issue du second tour de scrutin. En 1934, il fut élu au conseil d'arrondissement du canton de Perpignan-Est.

Il fut à nouveau candidat aux élections municipales de mai 1935 à Perpignan. Au premier tour de scrutin (5 mai) son nom figurait sur la liste intitulée : « liste socialiste Payra ». Au second tour (12 mai) il était toujours candidat sur la « liste des gauches pour la prospérité de Perpignan » issue de la fusion de la « liste socialiste Payra » et de la liste radicale (en fait, la SFIO avait retiré quatre de ses candidats pour faire place à quatre radicaux-socialistes). Michel Carola fut élu conseiller municipal de Perpignan, en même temps que tous ses colistiers du second tour. Il démissionna de ses fonctions de conseiller municipal en 1938 ce qui provoqua une élection partielle (voir : Michel Athiel*).

En avril 1935, Michel Carola était secrétaire de la section socialiste SFIO de Perpignan.

Il succédait à Georges Pézières*, qui était en fonctions en décembre 1934. Jean- François Charvet* l'avait remplacé dès le mois de mai 1935.

Avant la Seconde Guerre mondiale, Michel Carola occupa les fonctions de délégué à la caisse de prévoyance de la SNCF. Il fut également un militant actif du syndicat CGT des cheminots de Perpignan (voir notamment : Adrien Grau). Il siégea au Comité général de la Bourse du Travail de Perpignan en qualité de délégué titulaire de son syndicat. Il siégea également à la commission de la propagande et à la commission d'études, journal, bibliothèque et conflits de la Bourse du Travail de Perpignan.

Après l'armistice Michel Carola prit une part très active à la Résistance et à son organisation dans les Pyrénées-Orientales. Les militants socialistes SFIO de ce département qui s'engagèrent soit à « Combat », soit à « Libération » furent relativement nombreux. Michel Carola fut l'un d'entre eux. Dans la clandestinité, il eut l'occasion, de collaborer, à des degrés divers, avec Brice Bonnery*, Jean Olibo*, Marcel Mayneris*, Joseph Pal*, Félix Mercader*, Camille Fourquet, Gilbert Brutus. Il fut l'un des organisateurs de « Libération » à Perpignan et responsable local du réseau « Rail ». Il fut également en contact avec un petit mouvement de résistance, issu de la région lyonnaise et qui tentait de s'implanter à Perpignan : « France-Liberté ». François Paulain, responsable de ce mouvement à Perpignan, réussit à le joindre : dès septembre 1941, Michel Carola fabriquait de fausses cartes d'identité en compagnie de

François Paulin avec des tampons pris à la préfecture (témoignage de François Paulin cité par Henri Noguères*, op. cit. dans les « sources » de la présente biographie). En 1943, Michel Carola s'occupait du transfert des journaux clandestins Libération et Combat à Perpignan, depuis la gare jusqu'aux entrepôts de la STIR (société internationale des transports routiers), quai Vauban. Michel Carola fut arrêté une première fois le 22 mai 1943 en gare de Perpignan. Ce jour-là, la Gestapo effectua un vaste coup de filet parmi de nombreux militants catalans des mouvements clandestins « Libération » et « Combat » : Brice Bonnery*, Joseph Pal*, Gilbert Brutus et quelques autres furent arrêtés. Michel Carola fut emprisonné à la Citadelle de Perpignan où sévissait la Gestapo. Remis en liberté le 8 septembre 1943, il partit à Toulouse (Haute- Garonne) puis participa à nouveau, de façon très active, à la résistance dans les Pyrénées-Orientales.

Michel Carola fut à nouveau arrêté à Perpignan le 2 mars 1944. Déporté à Buchenwald, il fut tué le 20 avril 1945 à la libération du camp : il ne pouvait suivre une colonne, les SS lui ayant préalablement brisé les orteils.

A. Balent

SOURCES : Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l'Atelier, 2003



22/05/2008
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