RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

ICHON Charles Henri

ICHON Charles Henri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Médecin Chirurgien de secteur SNCF à Bressuire

 

Chevalier de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

Date de naissance : 23 mai  1893

Lieu de naissance : LIBOURNE (33)

Date de décès : 01 septembre 1944

Lieu de décès : Natzweiler Struthof

Circonstances : Mort en Déportation /Exécuté , réseau Alliance

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Revue les informations médicales de la SNCF, de Juillet /Octobre 1946

Sources Photo ;  L'Arche de Noé , réseau Alliance de Marie Madeleine FOURCADE  voir en catégorie Bibliographie

Site Internet SGA DMPA Mémoire des Hommes ; Cote du dossier AC-21P-54800

Site Mémorial GENWEB

Site Internet Généalogie  > ICHON Henri Jean Charles

//bertrand.auschitzky.free.fr/AuschitzkyHTML/fiches/fiche4499.htm

Site Internet Amicale Historique des Sables d’Olonnes, pages consacrées à Suzanne Cardineau résistante sablaise du réseau alliance exécuté avec Charles Ichon   //amicalesablaise.pagesperso-orange.fr/content/SuzanneCardineau.htm

Livre Mémorial  FMD - Mémorial des Déportés de France Paris; Editions Tirésias. Article de présentation de Manuel Maris

Archives SNCF le Mans, cotes 118 lm

Livret "Lageon" lieu de mémoire - CRRL - Thouars (79).

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 Les infos médicales juillet octobre 1946

 

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Charles Henri Jean ICHON Etait médecin à Bressuire où il résidait au 21 rue du Guesclin.

Il était le médecin Chirurgien de secteur de la SNCF et à ce titre cheminot. Pendant la guerre, il eut la responsabilité de trois hôpitaux : Bressuire, Parthenay et Thouars, dans les Deux-Sèvres.

 

 Il était marié  avec Paule Louise DU FAUX de GAVARDIE de MONCLAR et père de 6 enfants, dont la plus jeune avait trois ans lors de son arrestation.

 Il était résistant et faisait partie du réseau Alliance fondé par Loustanau-Lacau, Léon Faye et Marie Madeleine Fourcade *, il fut  arrêté le 21 décembre 1943, incarcéré à la prison de la Pierre Levée à Poitiers, puis déporté le 29 avril 1944, au camp de Struthof Schirmeck, où avec la quasi-totalité des membres du réseau Alliance arrêtés , il fut exécuté par les nazis la nuit du premier au deux septembre 1944 .

 

 

Sa mémoire est honorée à Lageon (79) au jardin du souvenir sur le Monument des résistants déportés

Et à Natzwiller (67) sur la plaque commémorative du camp de concentration du Struthof au réseau S.R. Alliance

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* voir en catégorie Bibliographie, son livre  L’arche de Noé

 

 

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 Lorsque à la fin de 1942, les autorités allemandes se rendent compte que de nombreuses affaires d’espionnage découvertes en des points très divers du territoire français se relient entre elles et touchent le réseau Alliance fondé par Georges Loustanau-Lacau, Léon Faye et Marie-Madeleine Fourcade, elles décident de spécialiser, pour traiter ces cas, deux de leurs services : l’Abwehrstelle (AST), ou service de contre-espionnage de la Wehrmacht, de Dijon et de Strasbourg. Le premier est plus spécifiquement chargé des enquêtes et le second de la confection du dossier judiciaire.[1]

 

Ce choix explique le parcours particulier de ces résistants. Arrêtés en zone occupée, les membres du réseau Alliance sont dirigés vers Strasbourg et la zone annexée. Si leurs camarades, partis de Paris en décembre 1943 et janvier 1944, sont ensuite dirigés vers des prisons du pays de Bade[2], cette fois, peut-être par manque de place dans ces lieux ou pour les conserver à sa disposition, l’AST de Strasbourg transfère ces groupes dans des camions à destination du camp proche de Schirmeck.

Les 10 premiers y arrivent dès le mois de mars, alors que la très grande majorité des autres entrent au camp de Schirmeck en trois transports : le premier au mois d’avril 1944, vraisemblablement le 29, amène 37 membres des secteurs d’Autun et de la Rochelle ; le second en mai, comprend 61 hommes arrêtés à Paris, dans le Nord et la Bretagne ; le dernier, fin juin, est composé d’au moins 10 membres du secteur Méditerranéen. Par ailleurs, l’abbé Joseph Roth du secteur de l’Est, arrêté dans les Vosges, à Raon-l’Etape, le 4 septembre 1944 n’arrive à Schirmeck qu’en septembre, avant d’être transféré à Gaggenau pour y être fusillé le 25 novembre. Enfin, on ne sait pas à quelle date entre Joseph Boehler, fusillé au camp le 5 septembre 1944. Tous sont affectés au block 10, baraque semblable en apparence à toutes les autres, qui sert de prison aux « terroristes » du camp. Ceux qui n’ont pas été affectés au block 10 sont enfermés au « bunker » (le cachot), les femmes, quant à elles, se trouvent au « garage », bâtiment qui servait à l’origine de remise pour les voitures. Ils n’ont pas le droit de sortir de la baraque, ne peuvent entrer en relation avec aucun des autres détenus (qui eux, quand ils ne sont pas au travail, ont l’autorisation de circuler à l’intérieur du camp), et ne peuvent recevoir ni lettre, ni colis. Leur présence doit être gardée secrète.

 

Le Commandant d’active Christian de La Motte Rouge, agent principal du secteur de la Rochelle, meurt d’épuisement au bunker de Schirmeck le 22 avril 1944.

Le 25 avril 1944, les 10 hommes arrivés en mars sont transférés à la prison de Wolfach, puis après un passage à la prison de Strasbourg, 9 arrivent au KL Dachau le 21 décembre 1944 et sont immatriculés entre le 135989 et le 136006. 3 y décèdent. Le dernier est resté à la prison de Wolfach, d’où il est libéré le 22 avril 1945. Le docteur Jean Lacapère, transféré à Gaggenau le 2 septembre 1944, et Simone Vacher-Bougouin, restée au camp jusqu’à sa libération en novembre 1944, sont les deux seuls autres survivants de ce groupe déporté au SL Schirmeck.

En effet, le 1er septembre 1944 au soir, une camionnette emmène jusqu’à l’aube 106[3] détenus du réseau, par groupe de 12, au KL Natzweiler. Parmi eux, seul Charles Boileau, parti de Compiègne le 27 janvier 1944 à destination de Buchenwald, a été transféré à Schirmeck le 15 mars 1944 pour être regroupé avec ses camarades. Tous sont exécutés d’une balle dans la nuque et leurs cadavres brûlés ensuite au four crématoire.

 

Manuel Maris /  Mémorial des Déportés de France - FMD - Paris; Editions Tirésias. Article de présentation de Manuel Maris

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Extrait de la page consacrée à  Suzanne Cardineau ; site  //amicalesablaise.pagesperso-orange.fr/content/SuzanneCardineau.htm

 

Suzanne Cardineau née le 11 juin 1916 à Nantes, membre du réseau Alliance fondé par Loustanau-Lacau, Léon Faye et Marie-Madeleine Fourcade. Elle a été arrêtée avec trois de ses camarades de réseau : Auguste Blandin, Martial Poupeau et Henri Ichon.

 

Ils arrivent tous à la même date, le 29 avril 1944, au camp de Schirmeck. 120 membres du réseau Alliance sont arrivés dans ce camp entre mars et juin 1944.

 

(1) Lorsqu’à la fin de 1942, les autorités allemandes se rendent compte que de nombreuses affaires d’espionnage se relient entre elles et touchent le réseau Alliance, elles décident de spécialiser, pour traiter ces cas, deux de leurs services : le service de contre-espionnage de Dijon et celui de Strasbourg. Le premier est plus spécifiquement chargé des enquêtes et le second de la confection du dossier judiciaire.

 

Ce choix explique le parcours particulier de ces résistants. Arrêtés en zone occupée, les membres du réseau Alliance sont dirigés vers Strasbourg et la zone annexée. Si leurs camarades partis de Paris en décembre 1943 et janvier 1944 sont dirigés vers les prisons du pays de Bade, cette fois, peut-être, par manque de place, les Allemands transfèrent ces derniers groupes dans un camp proche de Schirmeck.

 

Effectif recensé des membres du réseau Alliance arrivés à Schirmeck entre mars et  juin 1944 :104 hommes et 16 femmes.

 

Total    120     

Décédés ou disparus en déportations            111      92,5%

Rentrés de déportation          9          7,5%

Les dix premiers arrivent au mois de mars, les autres entrent au camp de Schirmeck en trois transports, le premier, vraisemblablement le 29 avril, amène 37 membres des secteurs d’Autun et de La Rochelle, le second, en mai, comprend 61 hommes arrêtés à Paris, dans le Nord et la Bretagne. Le dernier, fin juin, est composé d’au moins 10 membres du secteur Méditerranéen. Par ailleurs, l’abbé Joseph Roth, du secteur de l’Est, n’arrive à Schirmeck qu’en septembre, avant d’être transféré à Gaggenau et y être fusillé le 25 novembre. Enfin on ne sait pas à quelle date est entré Joseph Boehler fusillé au camp le 5 septembre 1944.

 

Tous les membres du réseau Alliance sont affectés au block 10, celui des « terroristes » ou enfermés au bunker (le cachot). Les femmes, quant à elles, se trouvent au « garage », bâtiment qui servait à l’origine de remise pour les voitures. Ils sont tous gardés au secret et ne peuvent sortir des baraques.

 

Le commandant d’active Christian de la Motte-Rouge, agent principal du secteur de la Rochelle, meurt d’épuisement au bunker de Schirmeck le 22 avril 1944. Il faisait probablement partie des dix premiers arrivés.

 

Le 25 avril 1944, 10 hommes sont transférés à la prison de Wolfach et, après un passage à la prison de Strasbourg, arrivent à Dachau le 21 décembre 1944.

 

Le premier septembre, au soir, une camionnette emmène jusqu’à l’aube, par groupe de 12, 106 détenus du réseau au camp de Natzweiler. Parmi eux, Suzanne Cardineau et ses camarades Henri Ichon, Martial Poupeau et Auguste Blandin Tous sont exécutés d’une balle dans la nuque et leurs cadavres brûlés ensuite au four crématoire.

 

Les registres du camp de Natzweiler portent, pour tous, la même annotation : décédés le 2 septembre 1944.

 

Un boulevard de la Ville des Sables d’Olonne porte le nom de Suzanne Cardineau.

 

 



18/10/2012
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