RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

JAFFRÉ Léon

JAFFRÉ Léon 




 

Ouvrier au dépôt à Auray (56)

 

Date de naissance : 28 juillet 1909

Lieu de naissance : MESLAN   (56)

Date de décès : 30 décembre 1942

Lieu de décès : LA MALTIERE (35)

Circonstances : Fusillé

 

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Relevé de la plaque de la gare de AURAY

Source : http://assoc.pagespro-orange.fr/memoiredeguerre/malti/maltiere.htm

http://assoc.pagespro-orange.fr/memoiredeguerre/fusilles/fusilles35-date.htm#RIANDIERE

 Photo > " Les FTP de Bretagne : Maquisards, terroristes, patriotes ou bandits ? "de Roger Le HyaricISBN-10: 2950705006 / ISBN-13: 978-2950705006

avec tous nos remerciements à L'ANACR56 et Katherine Le Port, pour leur aide 



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Léon JAFFRÉ aurait fait son apprentissage à la SNCF  à Tours...

 

JAFFRE Léon 

   Né le 28juillet 1909 à Meslan dans le Morbihan.
Marié à Aimée Le Tallec, il est père de deux enfants et travaille comme ouvrier au dépôt de la SNCF à Auray, où il réside avec sa famille, route de Lorient. Il participe activement à la propagande contre l'occupant et le Gouvernement de Vichy en distribuant tracts et journaux clandestins édités à Paris.

Membre d'un groupe de FTP morbihannais, il apporte son concours au sabotage de la station des pompes des Chemins de Fer à Fré-Auray, à la fin du mois de juillet 1942, ce qui motivera son arrestation pour « complicité d'attentat terroriste »

A titre posthume, Léon Jaffre est médaillé de la Résistance et décoré de la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur

Source => http://assoc.pagespro-orange.fr/memoiredeguerre/fusilles/fusilles35-date.htm#RIANDIERE

 

Léon JAFFRÉ a été fusillé à LA MALTIERE (35)  le 30/12/1942 avec 24 autres patriotes.

Site mémoire de pierre

http://assoc.pagespro-orange.fr/memoiredeguerre/malti/maltiere.htm

 

Article paru dans le Bulletin Municipal d'Auray - N°65 - de Novembre 1995.

 « sous le pseudonyme de Réal, Joseph ROLLO s'engage activement dans la résistance. Outre son rôle important depuis les années 30 dans les milieux syndicaux de l'enseignement primaire, il était devenu secrétaire de la défense laïque au niveau national. Son engagement le mènera à rédiger "l'appel aux instituteurs de France" pour les inciter à s'unir dans des actes de résistance. Son message passé sur les ondes de la BBC aura un impact considérable.

Après sa classe, il part en vélo prendre contact avec les camarades de son groupe liés à l'organisation "libé nord".

 Il est chargé principalement du recrutement des agents et collaborera étroitement avec les cheminots qui sabotent les voies ferrées, déboulonnant des rails, ou injectant du sable fin dans le système de graissage des machines, entravant les déplacements allemands. Certains paieront cher le prix de leur courage comme Jean MARCA, Léon JAFFRÉ (voir ces notices) et bien d'autres, fusillés ou déportés...

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* dans le livre de Les FTP de Bretagne : Maquisards, terroristes, patriotes ou bandits ? "de Roger Le Hyaric. d'où est extrait le portrait, la photo de Léon Jaffré est reprise sous le prénom de Roger ... mais il s'agit bien de la même personne  ...


"Notice sur Léon Jaffré fusillé à la Maltière le 30 décembre 1942.



"En 1941, Alain Le Lay, était désigné responsable régional du parti communiste pour

leMorbihan et le Nord-Finistère. Instituteur il avait été révoqué en 1938, puis était devenu

secrétaire juridique à la mairie de Concarneau. Son rôle était de retrouver la liaison avec des

militants partout où le parti était organisé avant la guerre, c'est-à-dire à Lorient, Vannes,

Pontivy,Auray, Lanester,Hennebont, Ploérmel, Lambel-Camors, Quiberon. Il était hébergé

le plus souvent chez Guillaume Péron, cheminot à Auray, et à Berné chez l'instituteur Louis

Larnicol, son cousin, qui y avait été déplacé en raison de son activité politique. Le 15

novembre 1941, Alain Le Lay était arrêté par un gendarme français à Landévant, il était

conduit à Quimper où il était remis aux Allemands qui l’incarcéraient à Brest, à la prison du

Bouguen. Il était transféré au camp de Compiègne d’où il était déporté dans le convoi parti de

Compiègne le 6 juillet 1942,vers Auschwitz où il décédait le 4 octobre 1942.

Les 18 et 28 janvier 1942, Jean Marca et Henri Conan, cheminots à Auray, militants

communistes, étaient arrêtés suite à une dénonciation. Condamnés pour détention de tracts, ils

étaient fusillés comme otages le 30 avril au Polygone de Vannes.

En dépit de cette répression, Jean Papeau, responsable régional, décidait de poursuivre les actions de sabotage. Il organisait notamment le sabotage de la machine qui alimentait en eau le dépôt et la

gare d'Auray. Dans la nuit du 27 au 28 août, deux militants, Édouard Hervé, originaire de

Nantes, et Léon Jaffré, né le 26 juillet 1909 à Meslan ( 56), ajusteur à la SNCF et résidant route

de Lorient à Auray, faisaient sauter la station de pompage de la S.N.C.F, à Tréauray, à trois

kilomètres d'Auray. Les deux moteurs étaient détruits et le communiqué n° 8 des F.T.P.F. publié

dans « France d'Abord » de septembre 1942 constatait à juste titre que « les locos vont désormais

à Rennes pour l'eau».

Dans la même période, Jean-Louis Primas, revenu à Lorient, et voulant venger ses

camarades arrêtés en juillet, organisait dans la nuit du 9 au 10 septembre, trois attentats

successivement, contre la permanence du francisme 11, place Alsace-Lorraine, contre celle de la

Légion tricolore, 18 rue Maréchal Foch, et, contre le commissariat spécial, 3 rue de Verdun.

L'immeuble des « Renseignements généraux » subissait des dommages particulièrement

sérieux. Dans la nuit du 20 au 21 septembre, accompagné de Louis Le Bail, il faisait sauter le

poste de sectionnement électrique de Belane en Lanester, près du pont du Bonhomme. Les villes

de Port-Louis, et d’Hennebont et les forges de Lochrist étaient privées de courant pendant la

matinée et une partie de l'après-midi du 21.

Devant la multiplication des sabotages, le gouvernement de Vichy ordonnait des arrestations

préventives. Une circulaire du secrétariat général de la Police est envoyée par

télégramme le 24 septembre 1942 : « Le Parti communiste a donné instructions pour recrudescence des attentats terroristes dans tous départements. Pour éviter que les autorités allemandes prennent des initiatives, mesures inévitablement sévères, et afin d'empêcher tous incidents et assurermaintien ordre, je vous donne délégation pour procéder immédiatement, dans des conditions habituelles, aux internements administratifs de tous les éléments communistes ou suspects de pouvoir participer à menées antinationales—Décisions internements doivent être nombreuses et réalisées au cours de la journée de jeudi. Prière de rendre compte télégraphiquement avant jeudi 20 h... »

Des arrestations préventives étaient effectuées mais celles-ci ne brisaient pas la déterminations des militants.

Le samedi 26 septembre, à 17 h 30, Raymond Hervé, avec deux autres camarades

s'emparaient de mille francs au bureau de poste de Lanester. Raymond Hervé, pris en chasse

par la police, était rejoint à Lorient, place de la gare. Lors de son arrestation, il blessait un gardien

de la paix d'un coup de feu. Il était porteur, non seulement d'un pistolet automatique mais aussi

d'une grenade à main et d'une notice d'origine anglaise pour l'emploi de l'explosif. Torturé,

Raymond Hervé, aurait révélé le nom d'un de ses compagnons, Eugène Le Bris, de Concarneau.

L'arrestation de Raymond Hervé était ainsi le point de départ d'une cinquantaine

d'arrestations dans le Sud-Finistère où le parti communiste et son «Organisation spéciale

» étaient démantelés. Édouard Hervé, son frère, du groupe d'action de Rennes était

également arrêté, il aurait avoué être l'auteur du sabotage de Tréauray et aurait donné le

nom de Léon Jaffré.

A Rennes, Jean Papeau apprenait ces arrestations et demandait à Léon Jaffré de s’éloigner. Sur

ses instructions, à l’occasion d’un trajet, Jaffré arrêtait à quelques kilomètres d'Auray le train

qu'il conduisait et descendait de la locomotive. Son camarade Guillaume Péron prenait sa place,

tandis que Léon Jaffré allait se réfugier à Vierzon. Mais là-bas, Léon Jaffré aurait mal supporté

d'être séparé de sa famille et des camarades l'encourageaient à retourner chez lui pour éviter

d'éventuelles représailles à sa femme et à son enfant. Le dimanche 4 octobre 1942, peu après

son arrivée à son domicile un gendarme français venait l'arrêter. Léon Jaffré était fusillé

à Saint-Jacques-dela-Lande, près de Rennes le 30 décembre 1942." Sources ANACR 56





crédit photo => Le Souvenir Français à Auray

http://sfauray.site.voila.fr/

 



05/05/2008
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