RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

LINARD James Louis (père)

LINARD James Louis (père)

 

                                                                   
                                                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                         
                                                                   James LINARD Père
                                                                     Pseudo 'L'Aigle
                                                                Créateur et Responsable de réseau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retraité des chemins de fer

Contrôleur technique principal

 

   

Date de naissance : 28 Janvier 1887

Lieu de naissance : COGNAC (Charente)

Date de décès : 22 septembre 1944

Lieu de décès : AUBERVILLIERS (seine)

Circonstances : Mort des suites des tortures dans les geôles allemandes

 

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice

 

 

Relevé Plaque SNCF  de « la Folie la garenne » puis cour du dépôt aux ateliers de Levallois Perret, Ets EMT de St Lazare

Plaque commemo au 19 rue d’Amsterdam « fusillé ou mort en déportation »

 

Mémorial Loire atlantique page 69 ; recherche préliminaire de  Carlos Fernandez correspondant R&M pour la Loire Atlantique

 

 

Site internet ; De LA RESISTANCE à la DEPORTATION (1942 - 1945)) Le groupe C.N.D.C. de Ruffigné : //ruffineck44.blogspot.fr/


//ruffineck44.blogspot.fr/2012/02/de-la-resistance-la-deportation.htm

 

 

 

 

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James Linard père

 

 

 

Le groupe de résistants de Ruffigné a été constitué fin 1942 par James LINARD père qui en est devenu le chef. James Linard, originaire des Charentes, avait fait carrière dans la S N C F. En 1942, il a 55 ans. Il sollicite et obtient  de faire valoir ses droits à la retraite. Il se retire à Ruffigné où vit la famille de sa femme née Brée.


Il avait fait partie du  réseau Libération Nord, lors de ses activités à la SNCF, sous le pseudo « L’aigle » dans un groupe dénommé « ACTION VENGEANCE »  Fort de son expérience, il poursuit son action à Ruffigné.

 

Le groupe de résistance qui compta 14 hommes était constitué, à l’origine, uniquement de Ruffignolais, connus de James Linard pour être des hommes sur qui la Résistance pourrait compter le moment venu.

 

 

 Il comprenait outre le responsable : BOLLEROT Marcel - BOURGINE Camille - BRETAGNE Marcel - CHAUVIN Roger - DENIARD Pierre - LEFEUVRE Louis - LEFEUVRE Georges - PAITEL Olivier - PIGREE Marcel - PIGREE Paul - PIGREE Henri.

 Après la mise en route des décrets Pétain - Laval relatifs au S T O (Service du travail obligatoire) le groupe sera renforcé par deux jeunes Nantais cachés à Ruffigné et réfractaires : Charles ROCHAIS et Yves SAUTON.

N’appartenaient pas officiellement au groupe mais y ont joué un rôle : James LINARD fils,  Jean Marie PIGREE père et Alexis GUERIF maire de la commune

 

Le groupe présente diverses caractéristiques qui en ont favorisé la constitution et l’unité. Des liens familiaux : Louis et Georges Lefeuvre sont frères, Les trois frères Pigrée et M. Bretagne sont cousins germains, James Linard père et fils et M. Bollérot sont parents par les Brée, C. Bourgine et O. Paitel sont beaux frères. Des relations établies dès l’école où près de la moitié d’entre eux  étaient ensemble, à compter de 1923. Des relations de proximité : On réside pour la plupart dans le bourg même. Ajoutons les liens créés par la situation historique et l’opposition marquée au régime collaborationniste en place et aux allemands qui occupent notre pays : On compte deux jeunes réfractaires au S T O et plus de la moitié sont des anciens combattants (Certains ont combattu en 39-40 et sont rentrés après l’armistice sans avoir été faits prisonniers et deux ont fait toute la guerre 14-18).

 

CITATION à l'ordre du corps d'armée le 1er octobre 49 - Signé : Max Lejeune, sécrétaire d'état

 

"LINARD James, Lieutenant - A titre posthume"

 

"Engagé au réseau ACTION VENGEANCE, dès le 2 novembre 1942, devient rapidement chef d'une équipe de parachutages avec laquelle il participe et monte plusieurs opérations"

"Arrêté le 24 janvier 1944, a au cours de ses interrogatoires une conduite irréprochable.

"Décédé au cours de son transfert en Allemagne le 22 septembre 1944" *

Cette citation comporte l'attribution de la croix de guerre  avec étoile de vermeil. Elle annule et remplace celles accordées antérieurement pour les mêmes faits

 

 

* NB : Il y a des confusions au sujet de son décès.Il  semble que le passage de la citation contredit un autre texte où il est noté "mort en Allemagne".

Sur le Mémorial des morts en déportation (Trochu et Sauvage) il est dit:"décédé "Mort pour la France" à Aubervilliers (Seine) le 24 septembre 1944 suite à sa déportation".( plutôt incarcération en France ) Ce qui  semble le plus près de la réalité . En fait il était intransportable et ne sera pas transféré en Allemagne.

 

 

 

 

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Un vibrant hommage lui avait été rendu en 1945 lors d'une cérémonie organisée en son honneur, gare de... à Paris, lors de l’inauguration d'une stèle en l'honneur du réseau "Action Vengeance"

"Une vie faite de ténacité, de courage, de patriotisme, d'héroïsme, en un mot de toutes les vertus françaises dont tu n'as jamais cessé de donner l'exemple

Notre ami Linard est né en 1887, en Charente, à Cognac. Sorti de l'école laïque de Royan à 15 ans, il choisit le métier d'électricien. A 18 ans, il s'engage dans la Marine de guerre française. Rendu à la vie civile en 1910, il entrait aux chemins de fer de l'Ouest comme simple homme d'équipe à la gare du Mans. Deux ans plus tard, il épousait à Nantes, celle qui fut la compagne dévouée de toute sa vie. Dès la première année de leur union naquit leur fils James Louis, qui hérita des fortes qualités françaises de ses parents.

Aux premiers jours de la grande guerre de 1914, LINARD rejoignait son unité de combat et prenait part à la lutte jusqu’à la conclusion de l'Armistice, consacrant le triomphe de sa Patrie qu'il venait de servir de toutes ses forces et de toute son âme.

En 1919, il reprenait sa place dans les rangs des cheminots, au service électrique, dans la région parisienne. C'est là qu'il devait accomplir toute sa carrière franchissant un à un tous les échelons de la hiérarchie pour parvenir au grade de Contrôleur technique principal [...]

Et nous voici en 1939. De nouveau, c'est la guerre, l'exode lamentable, puis le retour et la honte de devoir reprendre le travail sous la surveillance, sous la domination de l’envahisseur. 1940... 1941 s'écoulent tristement. Le boche triomphe partout. Faut-il désespérer ? NON !

 

Tant que l'ennemi abhorré foulera le sol, de France, LINARD n'aura pas de repos

 

 1942... LINARD a 55 ans. Il sollicite et obtient  de faire valoir ses droits à la retraite. Il se retire auprès de sa famille, dans le pays de sa femme. Va-t-il pouvoir  jouir en paix de cette retraite si noblement gagnée ? Ce serait mal le connaître.

Il devient l'animateur d'un groupe de Résistance auquel adhèrent de nombreux membres de sa famille et des amis. Alors pendant deux ans, c'est une nouvelle lutte, dans le secret si difficile  à garder, car l'ennemi a des yeux et des oreilles partout hélas ! Et même honte suprême parmi ceux qui sont nés sur cette terre de France, mais qui n'ont plus le droit au titre de Français.

A chaque heure, à chaque instant [...] il faut capter les messages, recueillir les armes parachutées, les entreposer. Il faut passer les nuits, vaincre la fatigue, trmbler pour les siens mais entretenir le moral du groupe, de ceux qu'on a recrutés. C'est à cette tâche, obscure et titanesque, que LINARD s'est consacré.
Faut-il espérer ? OUI ! Puisque LINARD est partout sur la terre française, d'autres "LINARDS" se sont attelés à cette entreprise de libération, elle est vouée au succès.
Janvier 44 : La victoire se précise
Hélas ! La trahison a joué
LINARD et la presque totalité de son groupe sont arrêtés.
Quelques semaines plus tard, son fils les suivait en prison.
Maintenant, c'est le calvaire. Cela va durer huit mois. LINARD a revendiqué sa responsabilité d'animateur du groupe. Les autres ne savent rien ! Ils n'ont fait qu'obéir. C'est donc lui qui subira les interrogatoires des bourreaux de la gestapo. Ils furent fréquents ces interrogatoires dont chacun laissait notre ami un peu plus brisé, un peu plus douloureux.
C'est que les maudits voulaient apprendre où étaient  cachées les armes ; ils voulaient connaître les noms des membres du groupe qui avaient échappé au coup de filet. Ils ne l'ont jamais su. Pourtant rien ne fut épargné à leur victime rien de ce que leur imagination démoniaque a pu leur suggérer de tortures physiques ou morales.
Après les coups de nerf de boeuf qui assomment et les coups de cables électriques qui font éclater la chair, les bourreaux rejetaient leur victime dans sa cellule et quand il revenait à lui, ses vêtements en lambeaux étaient  raides du sang coagulé qui avait coulé de ses plaies. Dès qu'ils le jugeaient en état de subir un nouvel interrogatoire, l'horrible scène recommençait, parfois suivie d'un bain d'eau glacée, de brûlures, d'étranglements poussés jusqu’à l’extrême limite de la résistance humaine

 

LINARD n'a jamais parlé. Elles sont incroyables la force d'âme et la résistance de ce martyr, à qui ses bourreaux avaient dit : "Tu ne seras pas fusillé... Tu souffriras jusqu'à mourir"

Peu de temps après son arrestation, le croyant déjà mâté, une de ces brutes eut l'imprudence de s'aventurer seule dans sa cellule. LINARD sans autres armes que ses poings, lui  inflige au une sévère correction. Son pauvre corps endolori paya cher cette révolte, et ce jour fut bien prêt de voir la fin de son martyr. Mais son âme fière avait montré à ses bourreaux qu'ils ne pouvaient rien contre elle et, qu'à l'image de sa Patrie, LINARD pouvait être un jour, vaincu peut-être, mais jamais dompté.
Enfin après huit mois de tortures, incapable de marcher, le corps brisé, il eut la joie suprême d'apprendre que son sacrifice n'avait pas été vain.
Grâce à lui, grâce à ses pareils, nos alliés ont pu déferler sur la terre de France et en chasser presque totalement l'envahisseur désorganisé, désemparé, par ceux qui ont été les héros obscurs et anonymes de la « Résistance Française" et qui sont les véritables libérateurs du territoire.

      Alors, ayant pour la dernière fois mené sa tâche à bien...
                                         LINARD est, mort LIBRE
                                              le 22 septembre 1944

Sa famille , ses amis, pleureront à jamais cet humble artisan de la grandeur de son pays, mais ils sont fiers d'honorer la mémoire de

                                                 JAMES LINARD

                                       Héros et Martyr de la Résistance

                                      Torturé dans les geôles allemandes 

                                  MORT POUR QUE VIVE LA FRANCE

 

                                              ADIEU, LINARD

 

Site internet ; De LA RESISTANCE à la DEPORTATION (1942 - 1945)) Le groupe C.N.D.C. de Ruffigné: //ruffineck44.blogspot.fr/


//ruffineck44.blogspot.fr/2012/02/de-la-resistance-la-deportation.htm

 

 



21/01/2013
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