RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

LOUCHET Georges

LOUCHET Georges

 

Ouvrier Couvreur  Zingueur à l'atelier des Voitures et Wagons Service Matériel et Traction à ARRAS (62)

 

 

Date de naissance : 20 AVRIL 1897

Lieu de naissance : LENS (62)

Date de décès : 01 novembre 1943

Lieu de décès : ARRAS (62) 

Circonstances : Fusillé

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

Cheminot et chemin de fer en Nord pas de Calais ;  page 78 édition La Vie du rail

Site Internet Mémorial GENWEB pour la Photo 

Site Internet pour l'article sur son fils    http://www.anzin-saint-aubin.com/index.php?option=com_content&task=view&id=295&Itemid=36

Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l'Atelier, 2003

 

 

 

 

LOUCHET Georges,

Cheminot domicilié à Sainte-Catherine-­Lez-Arras, Ouvrier à l'atelier des Voitures et Wagons à Arras, Service Matériel et Traction, secrétaire-adjoint du syndicat d'Arras, Secrétaire de la section technique Ateliers. il est délégué de la CGT et militant communiste. Il est révoqué en 1940.

 Résistant FTP, il héberge chez lui ,  des camarades recherchés.

Arrêté le 17 août 1943 Alors qu'il héberge Alexandre Bové. (NB information contradictoire pour le jour et le lieu de l'arrestation de BOVE Alexandre Voir cette notice)

 Condamné comme communiste et FTPF par le tribunal militaire allemand d'Arras.

Il est fusillé à la citadelle d'Arras le I" novembre 1943

 

 (Voir également  Notices BOVÉ Alexandre  .CAMPHIN Paul, et SANTERNE Georges fusillés le même jour, au même endroit,)

 

 

Notice Maîtron

 

LOUCHET Georges, Alphonse.

Né le 20 avril 1897 à Lens (Pas-de-Calais), fusillé le 1er novembre 1943 à Arras (Pas-de-Calais) ; cheminot couvrier-zingueur ; résistant FTPF ; syndicaliste CGT et militant communiste.

Fils d'un ferblantier et d'une ménagère, Georges Louchet, couvreur-zingueur à la SNCF, était un militant communiste très actif à Arras (Pas-de-Calais) où il travaillait et habitait. Il était en 1939 secrétaire de l'importante cellule des cheminots et secrétaire adjoint du syndicat CGT des cheminots d'Arras. Révoqué en 1940 et expulsé de la cité des cheminots, il entra aux FTPF et hébergea des résistants clandestins à son domicile de Sainte-Catherine-lez-Arras. Il fut arrêté dans cette localité le 17 août 1943 par la police française en même temps que le résistant communiste clandestin Armand Pilard. Marié en février 1920 à Lille (Nord) avec Marthe Termentel, Georges Louchet était père de deux enfants nés en 1926 et 1927. Sa femme et son fils Maurice, âgé de dix-sept ans, furent également arrêtés avec lui. Détenu à la prison Saint-Nicaise-d'Arras, torturé, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand d'Arras et fusillé dans les fossés de la citadelle le 1er novembre 1943 à 16 h 45. Sa femme et son fils furent déportés dans un camp de concentration allemand.

 

 

 

Hommage à Maurice Louchet

En avril dernier, est parti Maurice Louchet, le fils du résistant Georges Louchet qui a donné son nom à une rue de notre commune. Monsieur Bellegueule, un de ses amis et compagnon de lutte, lui a rendu un vibrant hommage que nous retranscrivons ci-dessous...

Maurice avait 16 ans quand il fut arrêté par les Allemands avec son père Georges LOUCHET, et sa mère Marthe, à Anzin-Saint-Aubin, le 17 août 1943. La famille était accusée d'avoir hébergé des résistants particulièrement recherchés par la Gestapo, comme Charles DEBARGE. 

Maurice fut incarcéré avec son père à la prison de St Nicaise en même temps que Paul CAMPHIN et le maire d'Arras, Fernand LOBBEDEZ. Ils étaient quinze dans la cellule et chantaient la Marseillaise et l'Internationale

 

Les familles LOUCHET, CAMPHIN et LOBBEDEZ se connaissaient bien, elles avaient longtemps vécu côte à côte dans la cité des Jardins rue Denis Papin.


Maurice Louchet

Maurice avait eu pour compagnons d'enfance, avant la guerre, des petits espagnols Angeles et José Alonso que ses parents avaient décidé d'héberger quand les Républicains espagnols étaient pourchassés par les troupes de Franco. 
Comme beaucoup de cheminots à cette époque, Georges LOUCHET était militant communiste et syndicaliste actif et pour ces raisons, bien qu'ouvrier sérieux et apprécié de tous, il fut révoqué en 1941.

Il dut changer de métier et la famille fut contrainte de partir de la cité pour se réfugier à Anzin-Saint-Aubin. 
Georges LOUCHET fut fusillé à la Citadelle d'Arras le 1er novembre 1943, en même temps que ses tout jeunes camarades résistants d'Arras, Paul CAMPHIN et Georges SANTERNE. 

Maurice fut transféré de prison en prison en France et en Belgique et de camp en camp en Allemagne (Aix, Bochum, Düsseldorf) pour finalement se retrouver en commando dans une ferme. 
C'est au cours de son séjour en prison à St Gilles à Bruxelles, que ses geôliers Allemands vinrent lui apprendre, en le narguant, que son père avait été exécuté.

 

Lors de son transfert en gare de Düsseldorf, ce fut pour lui et pour sa mère un moment d'intense émotion, quand ils se croisèrent, menottes aux poignets, alors qu'elle partait en camp à Leipzig. C'est dans ces circonstances que Maurice apprit à sa mère l'exécution de son père. 

En 1945, Maurice alors âgé de 18 ans, fut libéré par les troupes américaines, et sa mère par les armées soviétiques. 
Emprisonné, déporté, on le considéra comme trop jeune pour obtenir le titre de Résistant, alors qu'il fut souvent associé à son père dans ses activités clandestines contre l'occupant, de même qu'il l'avait accompagné tout gamin avant guerre dans les tâches militantes. On ne lui épargnera pas non plus les obligations militaires, et à l'appel de sa classe il fut, à 20 ans, envoyé en Algérie

 

Marthe LOUCHET, rentrée de déportation fut quelque temps conseillère municipale d'Arras après, avoir été, elle aussi une authentique résistante. Maurice se souvenait que sa mère transportait des tracts patriotiques qu'elle dissimulait dans la voiture d'enfant de sa petite fille Jeannine. Elle fut décorée de la Légion d'Honneur, qu'elle se refusa toujours à porter. 

L'hommage mérité rendu aujourd'hui à Maurice LOUCHET, va aussi à toute une famille exemplaire à plus d'un titre.

Texte : Monsieur BelleGueule
Photo : Famille Bellembois  

Merci à Sylviane Bellembois pour les documents

http://www.anzin-saint-aubin.com/index.php?option=com_content&task=view&id=295&Itemid=36

 



14/01/2011
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