RAIL et MEMOIRE

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MULOT Pierre

MULOT Pierre

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Employé de chemin de fer à la gare de MORTAGNE (61)

 

 

Date de naissance : 16 aout 1911

Lieu de naissance : Le Mans (72)

Date de décès : 30 juin 1944

lieu de décès : Condé-sur-Sarthe ; Carrière de la Galochère (61)

Circonstances : fusillé

 

 

 Methode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice


Note de lecture : Les cahiers percherons n° 171 3eme trimestre 2007 page 23 ; article de Yves DUPREZ directeur ONAC de l’Orne.

Site Internet mémorial Gen Web

Site Internet :   http://www.lyceechaptal.fr/telechargement/Concours_de_la_Resistance_2010/Pour_01-03-2010/Cederom_la_Resistance_en_Lozere/_xml/fiches/21365.htm

CD AERI ORNE pour la photo . 

 

 

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« Agent de renseignement chemin de fer. Arrêté le 5 juin 1944 alors qu'il appartenait aux F.F.I. Fusillé le 30 juin à Condé-sur-Sarthe (Orne). »

Source ; les cahiers percherons n° 171 3eme trimestre 2007 page 23 ; article de Yves DUPREZ directeur ONAC Orne . 

 

 

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« Dès 1940, en sa qualité d'employé de chemin de fer à la gare de Mortagne, Pierre Mulot est recruté dans le réseau Hector afin de fournir des renseignements sur le trafic allemand.

A partir de mai 1944, il participe à l'organisation du maquis de Mortagne, en plaçant d'abord des jeunes

gens dans diverses fermes qu'il réunit ensuite au sein d'un groupe de combat. A plusieurs reprises, il est en relation avec Raymond Blot, adjoint au chef départemental du BOA, ce qui lui permet d'obtenir des armes et des munitions pour son équipe. Avec le matériel reçu, il a pu complètement armer un groupe et commencer l'armement de deux autres.

Le matin du 5 juin 1944, il est arrêté à son domicile, 4 rue des Grouas. Après un bref séjour à la prison de Mortagne, il est transféré à Alençon. Le 30 juin 1944, il est fusillé avec ses quatorze camarades à Condé-sur-Sarthe, à la carrière de la Galochère.

A la Libération, les corps de Pierre Mulot et de ses camarades ont été inhumés dans un même caveau au cimetière de Mortagne.

 Son nom figure sur le monument érigé en cet endroit et sur celui de la Galochère.

 

Sources :

Attestation manuscrite de Raymond Blot, sans date, dossier de l'Union des anciens de la Résistance de

la région de Mortagne, archives privées.

Attestation d'André Thirion, 7 mars 1949, dossier de l'Union des anciens de la Résistance de la région de Mortagne, archives privées. »

  

De Stéphane Robine  IN Internet : lyceechaptal.fr/telechargement/Concours_de_la_Resistance_2010/Pour_01-03-2010/…/20370.htm

 

 

 

 

Le maquis de Courcerault  /  Gérard Bourdin et Thomas Pouty

(28 mai 1944-5 juin 1944)

Le maquis de Courcerault est primitivement issu du groupe de Mauves-sur-Huisne commandé par Paul Moreau. En 1939, cet industriel parisien transfert son usine de couleurs et de cartonnages au moulin de Mauves. Mobilisé au début de la guerre et fait prisonnier en 1940, Paul Moreau rentre de captivité en 1943.

A partir de cette date, la Résistance locale prend davantage d'ampleur. Les groupes se structurent et leurs effectifs grossissent après l'instauration du STO tandis que de jeunes résistants de la capitale sont dirigés vers Mortagne, au début de l'année 1944.

Vers le 15 mai 1944, Pierre Mulot, chef de groupe, provoque une réunion chez les parents de Bernard  Monnier, fleuristes rue de Bellême, afin de donner un cours sur l'emploi de la mitraillette et des explosifs car les résistants auront à faire sauter trois ponts dans le canton de Bazoches-sur-Hoëne à l'annonce du Débarquement. Sont présents : le gendarme Paul Yvon, Georges Quéru, son fils Marcel, Bernard Monnier

Et Paul Niard.

 

Versle 20 mai, le groupe-franc de Pierre Mulot est hébergé chez Raymond Provost à Mauves. Vers le 28 mai, ce groupe s'établit à Courcerault, à l'Hôtel Garnier, dans une bouverie isolée et inhabitée,

Propriété d'Eugène Aveline, cultivateur à la Ramonerie. Il ravitaille le maquis de même que Paul Leveau, maire de la commune et cultivateur à Bernuche.

Le 3 juin, quatre containers d'armement, ainsi que du ravitaillement, sont transportés depuis le domicile de Bernard Monnier jusqu'au maquis. Deux jours plus tard, les Allemands donnent l'assaut.

Cette opération voit le jour grâce aux informations fournies par Eugène Duru à Bernard Jardin, chef des auxiliaires français de la Gestapo. Tous les deux s'étaient rencontrés en Allemagne en tant que requis du STO. De retour en France, Duru rencontre Jardin à plusieurs reprises, au moment où ce dernier entre au service de la Gestapo d'Alençon, afin que son ami l'aide à ne pas regagner l'Allemagne. Jardin le fait alors placer, grâce à ses relations, à la scierie Richard, à Tourouvre, le 2 avril 1944, au titre du STO. A la fin du mois de mai, le fils Richard, Jean, imprudent, demande à Duru de l'aider à procéder à un transport d'armes pour le maquis auquel il appartient à Courcerault. Le 2 juin, Jardin rencontre en toute amitié Duru qui lui révèle alors les déclarations du fils de son  employeur. Jardin,  intéressé, le présente alors à Hildebrandt qui lui demande de récolter plus d'informations sur ce maquis afin de procéder à une opération. Le 4 juin, les deux compères se rendent à Mortagne-au-Perche où ils vont dîner au café Hubert.

Là, ils rencontrent Jean Richard accompagné de deux camarades maquisards. Duru leur présente Jardin sans leur révéler ses fonctions. Tous font alors connaissance, Jardin prenant soin de retenir leurs noms.

Jardin s'éclipse ensuite et téléphone à Alençon où il joint son chef qui dépêche sur place la troupe et d'autres agents.

Vers 23 heures 30, Paul Moreau, Bernard Monnier, Pierre Mulot et Jean Richard sont arrêtés à leur domicile. L'alerte est donnée au maquis par Mme Leveau. Les maquisards partent se réfugier en forêt avec tout leur matériel afin d'y passer la nuit en toute sécurité. A 6heures, le groupe est de retour. La garde est montée puis levée à huit heures car on pense que la menace est passée.

Vers7 heures 30, les Allemands se rendent successivement aux domiciles de Paul Leveau et de Marcel Aveline pour connaître la retraite des résistants. Une demi-heure plus tard, environ vingt soldats cernent l'hôtel Garnier et capturent deux hommes occupés à débiter du bois. S'approchant de la maison, ils lancent une grenade et ouvrent le feu. Surpris dans leur sommeil, les résistants sont contraints à la reddition. Neuf sortent ensemble de la bâtisse dont Jan Wensierski, officier polonais déserteur de l'armée allemande. Grièvement blessé au ventre, il s'effondre dans la cour. Son corps ne sera jamais retrouvé.

Les résistants sont conduits à Mortagne puis à Alençon. Le 30 juin, douze d'entre eux sont fusillés à la carrière de la Galochère, à Condé-sur-Sarthe :

Bernard Closet, 24 ans ; Jean Deschamps, 21 ans ; Gilbert Ducluzeau ; Pierre Keraen,21 ans ; Roger Lepoutre, 21 ans ; Robert Leygnat, 20ans ; Bernard Monnier, 23 ans ; Paul Moreau, 41ans ; Pierre Mulot, 32 ans ; Georges Noë, 24 ans ; Jean Richard, 24 ans ; Rémy Sevestre, 22 ans.

Après ces événements, les survivants se dispersent. Le groupe se reforme à l'arrivée des Américains et contribue à la capture de cinq Allemands, à l'arrestation d'un couple de dénonciateurs et de Christain  Lemaître, auxiliaire de la Gestapo membre de la bande à Jardin.

Le30 août, les corps des résistants fusillés sont ramenés à Mortagne. Leurs cercueils sont exposés sous  le marché couvert, côté Grande Rue. Une délégation américaine leur rend les honneurs avant que, le lendemain, ils ne soient accompagnés à leur dernière demeure par une population digne et recueillie.

Sources :

AD 61 : 371 J 2 : rapport de R. Ménard, sans date.

AD 14 : 996 W 41 : réquisition contre Eugène Duru, cour de justice de l'Orne.

Pouty Thomas, La répression franco-allemande dans le département de l'Orne, 1940-1944, mémoire de  maîtrise sous la direction de Jean Quellien, Université de Caen, 2001, 354 p.

Michel Ganivet (dir), 1944, Libération du Perche, Fédération des Amis du Perche, 1997, témoignage de  Marcel Aveline, pp. 113-121.

 

 IN site Internet

http://www.lyceechaptal.fr/telechargement/Concours_de_la_Resistance_2010/Pour_01-03-2010/Cederom_la_Resistance_en_Lozere/_xml/fiches/21365.htm

 

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Le monument de la Galochère, inauguré en août 1945 à Condé sur Sarthe, a été érigé en l'honneur de 19 maquisards tombés sous les balles des pelotons d'exécutions allemands.

 

"Au Héros de la Résistance fusillés ici par les Allemands le 22 juin 1944

 

BADIER Fernand BROSSARD René FRANCOIS Gilbert JAUTEE Marceau le 30 juin 1944 BALONNIER Raymond CLOSET Bernard DESCHAMPS Jean DUCLUZEAU Louis KERAEN Pierre LEPOUTRE Roger LEYGNAT Robert MONNIER Bernard MOREAU Paul MULOT Pierre NOE Georges RICHARD Jean ROSSI Jino SEVESTRE Rémy TRIARD Jean"

 

  

  Chaque année, une commémoration a lieu. Le Colonel Mazeline y prit souvent la parole.

 

La plupart étaient de jeunes hommes réfractaires au S.T.O (Service de Travail Obligatoire). et quasi-obligés d'entrer dans la clandestinité. Ils faisaient parti de cette "jeunesse courageuse et fière qui refusait de se plier sous le joug d'un occupant détesté, d'admettre comme définitive la défaite de 1940, d'adopter une attitude de passivité et de résignation. " Ces jeunes indignés franchirent le pas qui les séparaient de la Résistance sans hésitation car "ils étaient fier d'appartenir à la nation de Jeanne d'Arc et de Pasteur, au peuple des Droits de l'Homme et du Citoyen, et d'être les fils des vainqueurs de Verdun. " Ceux-ci, encore, nourrissait un sentiment qui maintenant fait sourire ou provoque l'ironie : le patriotisme.

 

Le 22 juin, sont fusillés 4 F.T.P.F (Franc Tireur Partisan Français). du maquis de Trun. Dans la région d'Argentan, les francs-tireurs s'employèrent à saboter la gare de triage ferroviaire et les lignes de chemins de fer. En effet, les chefs des maquis de F.T.P. privilégiaient l'action immédiate. Plus tard, l'A.S (Armée Secrète). reconnut que dans les groupements qui se donnaient comme ligne de conduite l'attente du Jour J., les pertes étaient plus grandes et n'étaient pas compensées par des succès remportés sur l'ennemi; d'autre part, les chefs F.T.P. pouvaient se rendre compte de la valeur de leurs hommes en les faisant agir sur le terrain.

 

Le 30 juin, sont fusillés 12 hommes du maquis de Mortagne - Courseraud pris les 1, 2 et 5 juin et trois partisans F.T.P. du maquis d'Echauffour, faits prisonniers le 10 juin.

 

Tous ces hommes qui se battaient pour leur liberté et pour rendre à la France sa dignité avaient repris un combat que les Français ne pouvaient continuer sous forme classique. Bien qu'ignorant les camps de concentration, ils se battaient pour une liberté qui leur restait encore, celle du refus et de servir un idéal. Alors que les grandes puissances mondiales voulaient punir la France pour "sa complicité avec les nazis", ces résistants se battaient pour le rachat de leur nation.

 

 

 IN site Internet

http://www.lyceechaptal.fr/telechargement/Concours_de_la_Resistance_2010/Pour_01-03-2010/Cederom_la_Resistance_en_Lozere/_xml/fiches/21365.htm

 

 

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12/06/2012
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