RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

PLANCHAIS Jacques

PLANCHAIS Jacques

 

 


 

 

 

 

 MEDECIN de section SNCF  à MORTAGNE AU PERCHE (61)

Chevalier de la Légion d'Honneur et croix de guerre 1914/1918

 

 


 

Date de naissance : 12 mai 1893

Lieu de naissance : DREUX (28)

Date de décès : 24 février 1945

Lieu de décès : DACHAU

Circonstances : Mort en Déportation

 

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice

Les infos médicales SNCF de juillet oct 1946

Site Internet Mémorial GEN WEB

Livre Mémorial FMD page 991 tome 1

Archives Nationales   Base  LEONORE      Dossier : LH/2175/64 http://www.culture.gouv.fr/documentation/leonore/leonore.htm

 memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr cote dossier  AC-21P-133640

 

La Résistance dans l'Orne /  AERI  - Le réseau Hector

www.lyceechaptal.fr/telechargement/...de.../20886.htm 

 Note de Thomas Pouty et Stéphane Robine

 

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 les infos médicales SNCF de juillet oct 1946

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Jacques PLANCHAIS était médecin de secteur SNCF à Mortagne au perche (61) il était Chevalier de la Légion d'Honneur et croix de guerre 1914-1918, Médecin chef de l'hôpital de Mortagne, Vice-président de la fédération Ornaise du Parti Démocrate Populaire ;  Organisateur du réseau dans les secteurs de Tours, Orléans, le Mans, Alençon et L'Aigle .

 

 Resistant,  membre de la DGER il fut déporté le 8 juillet 1943 par le convoi I 114 depuis Paris  à destination de Natzweiler, détenu classé "Nacht und Nebel", (matricule 4370), évacué en septembre 1944 à la fin de la procédure NN à Dachau . Atteint du typhus en soignant ses camarades,il decède le 24 fevrier 1945 , deux mois avant la liberation du camp  

 

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La Résistance dans l'Orne - Le réseau Hector

www.lyceechaptal.fr/telechargement/...de.../20886.htm

 

Planchais Jacques :  Note de Thomas Pouty et Stéphane Robine

 

 

 

Le réseau Hector est la première organisation de Résistance apparue en Basse-Normandie. Il a pour origine plusieurs groupes indépendants formés dans la Manche, le Calvados puis l'Orne au cours du second semestre de l'année 1940.

Dans l'Orne, vraisemblablement à l'automne 1940, le docteur Jacques Planchais, chirurgien à Mortagne, rencontre son concitoyen Octave Colombet, négociant en bestiaux. En communion d'idées sur la situation, les deux hommes décident de faire quelque chose et de monter un service de renseignement bien qu'ils ne disposent encore d'aucune liaison avec une quelconque organisation. Econome à l'hôpital de Mortagne, André Menut fait la connaissance de Colombet au sujet du ravitaillement de l'établissement.

Disposé à former un groupe, il rallie également à la formation naissante Marcel Grosse, photographe à L'Aigle, qui a déjà entrepris seul de former un embryon de Résistance. Le docteur Planchais recrute également son ami Edouard Mars, directeur de la BRO d'Alençon, et François Mousset, cordonnier au Mêle-sur-Sarthe.

En octobre 1940, le couple Grosse est mis en rapport avec André Postel-Vinay par l'intermédiaire d'une amie proche, Gilberte du Martray, infirmière-major au Val-de-Grâce. Inspecteur des Finances à Paris,

Postel-Vinay n'est autre que l'adjoint du colonel Heurteaux, le fondateur du réseau Hector. Marcel Grosse reçoit alors la mission d'implanter le réseau dans l'Eure et dans l'Orne.

Assuré du concours de camarades connus de longue date pour leurs aptitudes et leur discrétion, Marcel Grosse leur confie le soin d'organiser chacun un secteur respectif, en se réservant la région de L'Aigle : Mortagne (Octave Colombet), Alençon (Edouard Mars), Le Mêle-sur-Sarthe (François Mousset), La Ferté-Fresnel (Arsène Lemâtre), Vimoutiers (Raymond Choulet) et Flers (Roger Koebel). En dehors du département, le docteur Planchais a la charge des secteurs de Tours, Le Mans, Orléans. Le secteur de Rugles-Ambenay (Eure) échoit, quant à lui, à Pierre Lacombe, assisté d'Henri Vattier et de Jacques Trouvé.

Chaque groupe ornais du réseau Hector (voir organigramme) comprend théoriquement un résident centralisateur, un chef du contrôle ferroviaire, ainsi que des agents de renseignement, des boîtes à lettres et des asiles radio.

Les renseignements collectés portent sur le trafic ferroviaire des lignes Paris-Granville, Paris-Brest, Paris-Cherbourg, Caen-Tours, sur le transport de troupes et de matériel allemands, marchandises à destination de l'Allemagne. Des tableaux horaires portant indication de dépôts d'eau, dépôts de machines, gares régulatrices, gares de formation des convois militaires sont également établis (Louis Cavelier*, Marcel Grosse, Louis Lethiec). Citons, à titre d'exemple, d'autres installations ayant fait l'objet d'une collecte de données : installations allemandes et usines travaillant pour l'occupant à Flers (Pierre Keraen et Michel Simon) et PC allemand au château de Cerisy-Belle-Etoile (Roger Koebel), dépôt de munitions en forêt au Mesnil-Broult (François Mousset, Edouard Mars, Michel Simon), état-major allemand à Champthierry près de Mortagne (Jacques Henriet)

 

 

 

Planchais Jacques

 

 

 

La Résistance dans l'Orne - Le réseau Hector

www.lyceechaptal.fr/telechargement/...de.../20886.htm

 

Planchais Jacques :  Note de Thomas Pouty et Stéphane Robine


 



Ses études de médecine achevées, le docteur Planchais vient s'établir à Mortagne avec sa famille après l'armistice de 1918. Nommé médecin-adjoint de l'hôpital de la ville en 1921, puis par la suite médecin-chef, il crée en 1927 le premier centre de radiologie.

Très vite, le docteur Planchais s'implique au sein du milieu des anciens combattants de Mortagne. Lui même vétéran de la Grande Guerre, où sa conduite au feu lui ont valu la Légion d'honneur et la croix de guerre, le docteur Planchais est nommé en 1923 membre du bureau de la section de l'Union nationale des combattants (UNC) de Mortagne avant d'en accepter la présidence trois ans plus tard.

Dans les années 1930, il s'engage politiquement au sein des démocrates chrétiens et n'a de cesse de prôner la nécessité de l'union entre tous les Français face au risque de guerre. Vice-président de la fédération ornaise du Parti démocrate populaire, il est aussi président de la section de Mortagne.

En septembre 1939, le médecin capitaine Planchais rejoint Bizerte où l'appelle son ordre de mobilisation.

Démobilisé en octobre 1940, il regagne Mortagne et, sans perdre de temps, organise un embryon de résistance à l'occupant autour d'Octave Colombet et André Menut. Ce groupe primitif rejoint bientôt le réseau Hector.

Compromis à la suite d'indiscrétions, Jacques Planchais quitte l'Orne en février1941. Après un court séjour en zone libre, il revient dans la région, revêtu d'une fausse identité, " Alphonse Leroy, voyageur de commerce ". Il organise alors le réseau dans les secteurs de Tours, Orléans, le Mans, Alençon et L'Aigle. Se réservant les liaisons les plus importantes, il apporte un soin tout particulier dans la collecte de renseignements sur le trafic ferroviaire allemand.

En mars 1942, avec l'ingénieur Mettereau, il organise le déraillement et l'incendie d'un train allemand en gare de Joué-les-Tours.

Le18 octobre 1942, il vient d'être chargé de l'organisation du service de santé de la Résistance lorsqu'il est arrêté à Dissay-sous-Courcillon (Sarthe) alors que le réseau est en partie démantelé. Demeuré neuf mois au secret à Fresnes, le docteur Planchais est déporté comme NN le 8juillet 1943 au camp de Natzweiller (matricule 4370). Lors de l'avance américaine, il est transféré à Dachau (matricule 103.165) le 9septembre 1944. Atteint du typhus en soignant ses camarades, Jacques Planchais meurt le 24 février 1945.

En juillet 1947, la commission administrative de l'hôpital de Mortagne a tenu à perpétuer son souvenir en gravant son nom sur le marbre et en nommant " Pavillon Planchais " le service de médecine.

Sources :

BAMC : Dossier statut de déporté résistant de Jacques Planchais.

Plaquette éditée par le Comité des déportés et internés, résistants et patriotes de Mortagne

 

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 Y a t-il un rapprochement familial à faire avec Jean PLANCHAIS né en 1922 à Mortagne au Perche ?

Jean PLANCHAIS est né MORTAGNE au PERCHE en 1922. Il est résistant, puis militaire de 1942 à 1945. Démobilisé en 1945, il entre au quotidien « le Monde » où il est affecté à la rubrique « défense », il y effectuera toute sa carrière jusqu’en 1987 et terminera rédacteur en chef adjoint de ce journal. Il est auditeur de la 15° session de l’IHEDN. Il collabore aux revues Esprit, Times et Sunday New York Times. Il meurt le 11 septembre 2006 à COULONGES LES SABLONS. Il est l’auteur de plusieurs  ouvrages dont « le malaise de l’armée » et la « fronde des généraux ».

 

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22/10/2012
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