RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

QUENARDEL Marc

QUENARDEL Marc

 

Ouvrier Métallurgiste à la SNCF

 

 

Date de naissance : 9 septembre 1891

Lieu de naissance : RIMAUCOURT (52)

Date de décès : 18 septembre 1942

Lieu de décès : AUSCHWITZ

Circonstances : Mort en Déportation

Enregistré à AUSCHWITZ sous le matricule 46 026

 

Cheminot du Convoi des 45 000

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Site Mémoire Vive => http://dev.memoirevive.org/biographies/46026.html

Site Déportés Politiques à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942

http://politique-auschwitz.blogspot.com/2010/10/quenardel-marc.html

 

 

 

Notice Mémoire Vive :

 

Il naît le 9  septembre 1891 à Rimaucourt (Haute-Marne - 52), il est fils d'Alfred Quénardel, vigneron à Ludes (à la lisière de la forêt de la montagne de Reims), et de Célina Boquet.

Considérant son âge, il devrait avoir été mobilisé au cours de la guerre 1914-1918 (à vérifier…).

Le 17 octobre 1923, à Reims, il épouse Angèle - dite Annette - Demany, née le 3 mars 1903 à Troyes (10). Le couple n'a pas d'enfant.

Au moment de son arrestation, Marc Quénardel est domicilié à Montataire (Oise - 60) ; son adresse reste à préciser.
Il est ouvrier métallurgiste, peut-être à la SNCF (à vérifier…).
Dans les années trente, il est l'un des dirigeants locaux du Parti communiste.

Le 29 avril 1940, après l'interdiction du Parti communiste, il fait l'objet d'une proposition d'internement au camp de Plainval - centre de rassemblement de "ressortissants ennemis" -, dans la ferme de Lévremont, près de Saint-Just-en-Chaussée (Oise - 60).
Le 21 Juin 1941, il est arrêté pour un motif restant à préciser, puis finalement interné au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise - 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 - Polizeihaftlager).

Entre fin avril et fin juin 1942, il est sélectionné avec plus d'un millier d'otages désignés comme communistes et une cinquantaine d'otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l'armée allemande (en application d'un ordre de Hitler).
Le 6 juillet 1942 à l'aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30. Le voyage dure deux jours. N'étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

Le 8 juillet 1942, Marc Quénardel est enregistré au camp souche d'Auschwitz (Auschwitz-I) ; peut-être sous le numéro 46026, selon les listes reconstituées (la photo du détenu portant ce matricule n'a pas été retrouvée).
Il meurt à Auschwitz le 18 septembre 1942, d'après les registres du camp*.
  
Son épouse, Angèle dite Annette, est active dans la Résistance. Elle est notamment agent de liaison d'Albert Bizet (?). Arrêtée, elle est internée un temps au camp allemand du fort de Romainville. Le 2 mars 1944, elle fait partie d'un groupe de cinquante résistantes déportées «NN» de Paris vers la prison d'Aix-la-Chapelle, puis immatriculées au KL Ravensbrück entre le 16 et le 21 mars (n° 31975). Transférée au KL Mauthausen en mars 1945, Angèle Quénardel y est libérée par la Croix-Rouge le 22 avril suivant.

Elle reprend son activité militante, sans jamais se remarier. Elle termine sa vie sur la côte-d'Azur.

Le nom de Marc Quénardel est inscrit sur la plaque dédiée par la commune de Montataire « à la mémoire de ses déportés morts en Allemagne », apposée dans la rue des Déportés, et sur la stèle des déportés et résistants.
La mention "Mort en déportation" est apposée sur son acte de décès (J.O. du 19-05-1998).

À une date restant à préciser, le Conseil municipal de Montataire donne le nom de Marc et Annette Quenardel à une rue de la ville.

Sources :
- notice in Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, sous la direction de Jean Maitron, Editions de l'Atelier/Editions Ouvrières, CD-rom, version 1990-1997, citant : Arch. Dép. Oise, 33 W 8250. -- Souvenirs de militants communistes montatairiens.
- Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 369 et 418.
- Message de Florence, épouse du petit-neveu de Marc Quénardel (04-2008).
- Jean Lefevre, Société Historique de St-Just-en-Chaussée, site : http://www.apra.asso.fr/Camps/Fr/Camp-St-JustEnChaussee.html
- Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d'actes de décès du camp d'Auschwitz dans lesquels a été inscrit, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 3, page 977.
- Thomas Fontaine, Fondation pour la Mémoire de la Déportation, Livre-Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression…, 1940-1945, éditions Tirésias, Paris 2004, tome 3, page 429 : I.185.
- Site Mémorial GenWeb, 60-Montataire, relevé de Cédric Hoock (2003).

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Notice Site Déportés Politiques :

 

Marc Quenardel est né le 9 septembre 1891 à Rimaucourt (Haute-Marne). Il est le fils d'un vigneron. Il habite au 40 rue Villard à Montataire (Oise) au moment de son arrestation.
Il se marie à Reims le 17 octobre 1923 avec Angèle (Annette) Demarcy (née en 1904).
Il travaille comme ouvrier métallurgiste à Montataire.
Dans les années 30, Marc Quenardel est l'un des dirigeants locaux du Parti Communiste.

 

Le 29 avril 1940, il fait l'objet d'une "proposition d'internement au «centre de séjour surveillé de Plainval", proposition non suivie d'effet immédiat.

A l'Occupation il est arrêté le 16 juillet 1941, en même temps que Cyrille De Foor à son domicile par la police allemande, "pour actions de résistance", dans la même période que Paul Crauet (4541) Georges Gourdon (45622), Maurice Bataillard (45203) et André Gourdin (45621), Gustave Prothais (46018), tous déportés à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942. Il est remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l'internent au camp de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122), fin juillet 1941. A Compiègne, sa femme lui rend visite (souvenirs de Georges Gourdon).

Marc Quenardel est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d'otages composé, pour l'essentiel, d'un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d'une cinquantaine d'otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d'août 1941.

Son numéro d'immatriculation à Auschwitz n'est pas connu. Le numéro « 46026 ? » figurant dans mes deux premiers ouvrages sur le convoi du 6 juillet 1942 (éditions de 1997 et 2000) et signalé comme incertain correspond à une tentative de reconstitution de la liste du convoi par matricules, qui n'a pu aboutir en raison de l'existence de quatre listes alphabétiques successives, de la persistance de lacunes pour plus d'une dizaine de noms et d'incertitudes sur plusieurs centaines de numéros matricules.

Marc Quenardel meurt à Auschwitz le 18 septembre 1942 à Auschwitz d'après les registres du camp, date reprise par l'arrêté du 24 février 1998 paru au J.O. du 19 mai 1998 portant apposition de la mention «Mort en déportation» sur son acte de décès.
Sa femme, Annete, est déportée à Mauthausen. Elle est libérée en mars 1945.
Une rue de Montataire «Marc et Annette Quenardel» honore leurs deux noms.



22/12/2010
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