RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

RIEUTORD albin

RIEUTORD  Albin Pierre

 

Cheminot à CHAPEAUROUX  (48)

 

Date de naissance : 04 Août  1918

Lieu de naissance : Chaudeyrac ( Lozère)

Date de décès : 18 juillet 1944

Lieu de décès : Gare de Pradelles (43)

Circonstances : Tué au combat (Acte de résistance)

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

La résistance en Lozère document de l'AERI

Histoire de la Résistance en Lozère d'Henri CORDESSE (préfet de la Libération) paru aux éditions Presses du Languedoc

 

FFI  de Haute Lozère, le groupe décide d'aller à Pradelles pour s'approvisionner en carburant .Un train des troupes d'occupation étant annoncé, ils décident d'engager le combat. Mais l'importance des forces du train des SS surprend les maquisards qui ne peuvent se dégager qu'au prix de quatre morts dont Albin RIEUTORD.Le nom de RIEUTORD figure sur 3 plaques commémoratives:

- une stèle sur les lieux du combat en gare de Pradelles (le nom de RIEUTORD étant orthographié RIOTORD)  

- une plaque en gare du Puy "aux cheminots du département morts pour la France"

- une plaque avec son seul nom en gare de Chapeauroux (48)

COMPLEMENT RECHERCHES RAIL et MEMOIRE 

Albin Pierre Rieutord est né, à Chaudeyrac (Lozère), le 4 août 1918 de Jean Pierre Rieutord, cultivateur alors aux armées et de Marie Joséphine Ranc. Employé au chemin de fer, il est domicilié à Saint Bonnet de Montauroux (Lozère) et ses parents habitent au 45 de l'avenue Conturie à Langogne. En 1943, il fait partie du groupe de résistants sédentaires du Haut Allier et est ainsi en relation avec lafamille Fabre de Lhermet, Fernand Richard et Pierre Laroche de Chambon le Château et avec les cheminots de la ligne Nîmes - Clermont-Ferrand. 

En mars 1943, son jeune frère Jean-Pierre Rieutord, né le 28 juillet 1922 à Langogne, est requis pour le STO. Avant son départ avec quatre autres jeunes langonais, il est accusé d'avoir dégradé à Mende, des plaques indicatrices appartenant à l'armée allemande. 

Albin Rieutord est parmi les jeunes du groupe du Haut Allier qui rejoignent, au printemps 1944, le maquis de l'Armée secrète (AS) dirigé par René Michel dit "Max". Ce maquis de Haute-Lozère se déplace dans les cantons de Grandrieu et Langogne et leur périphérie, "dans la région qui du Berthaldès à la vallée du Chapeauroux offre de nombreux couverts". Il multiplie les actions dans le nord-est du département aux confins de la Haute Loire et de l'Ardèche. 

Le 18 juillet 1944, des maquisards de Haute Lozère, venus du Sauvage et d'autres groupes, vont à Pradelles (Haute Loire) pour s'approvisionner en carburant. Un train des troupes d'Occupation est annoncé. A son arrivée le combat s'engage en gare. L'importance des forces du "train de SS " surprend les résistants. Ils "sont aux prises avec les troupes d'Occupation sur la route de la gare et ont du mal à se dégager". Le chef de gare Joseph Bodembourg "est blessé au cours de l'échange de coups de feu entre soldats allemands et maquisards". Le bilan est lourd, quatre FFI : Léon Landau dit " capitaine Martel", Pierre Parret dit "capitaine Élie", Paul Masclaux et Albin Rieutord, sont tués. 

Le 29 juillet 1945, une plaque à la mémoire des quatre maquisards tués est inaugurée en gare de Pradelles. Organisée par la municipalité et le Comité local de Libération (CLL), la cérémonie se déroule en présence du sous-préfet d'Yssingeaux, du commandant Montagnon, des capitaines Victor Gardon dit "Victor" et Yvan Sohm dit "Le Breton" du maquis de Haute Lozère, d'une délégation des MUR de Haute Loire et du lieutenant-colonel Chauliac, de Montpellier, ancien chef régional de l'AS. Au cours de la cérémonie, le maire de Pradelles, le capitaine Cunin, ancien chef cantonal AS, Sinègre ancien chef cantonal des MUR, le lieutenant-colonel Chauliac, Maxime Comte, au nom du syndicat des cheminots et le sous-préfet d'Yssingeaux Debard, prennent la parole. Le capitaine Cunin déclare notamment : " Sachez seulement qu'ils appartenaient à cette phalange héroïque qui fut l'avant garde de notre libération ; ils appartenaient à ces sans-noms, sans état-civil, baroudant nuit et jour, harcelant sans cesse l'Allemand, mourant à leur poste de combat, n'ayant bien souvent qu'un fossé pour tombeau et un peu de terre pour couvrir leur pauvre corps lacéré et mutilé par l'ennemi ; ils étaient de ceux devant qui les générations futures s'inclineront. Ils étaient MAQUISARDS". 

Leurs noms figurent aussi sur une plaque en gare du Puy-en-Velay. 

En septembre 2004, soixante ans plus tard, aucune indication ni le décès, ni la mention "Mort pour la France", n'ont été portés en marge de son acte de naissance à Chaudeyrac(*). 

(*)Mairie de Chaudeyrac. Registre d'état-civil, acte de naissance, 4 août 1918

http://www.lyceechaptal.fr/telechargement/Concours_de_la_Resistance_2010/Pour_01-03-2010/Cederom_la_Resistance_en_Lozere/_xml/fiches/22382.htm

Stèle rappelant la mémoire des maquisards FFI

de Haute-Lozère tués lors du combat du 18 juillet 1944

Léon Landau, Pierre Parret, Paul Masclaux et Albin Rieutord.

Elle est inaugurée le 29 juillet 1945, sur le mur de la gare de Pradelles




18/09/2011
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