RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

WELSCHER Louis

WELSCHER Louis  Maurice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ajusteur à  PANTIN  (93)

 

 

 

 

 

 

Date de naissance : 10 juin 1900

Lieu de naissance : Bar-le-Duc (Meuse - 55)

Date de décès : 15 ou 19 sept 1942

Lieu de décès : AUSCHWITZ (Pologne).

Circonstances : Mort en Déportation

Matricule 46208 à AUSCHWITZ


 Méthode de recherches Rail & Mémoire pour cette notice

-Relevé de la plaque de la gare de PANTIN (93)

-Recoupement avec Mémorial GEN WEB

-SITE Internet Mémoire Vive   //www.memoire-vive.net/spip.php?article608

 -SITE Internet de Claudine CARDON HAMET : Déportés politiques à Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942

//politique-auschwitz.blogspot.fr/2011/07/biographies-des-deportes-m-z.html

 

 

 

Welscher (Louis, Maurice), né le 10 juin 1900 à Bar-le-Duc (Meuse), décédé le 15 septembre 1942 à Auschwitz (Pologne).

 Arrêté du 21 mars 2002 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes et jugements déclaratifs de décès

 

SITE Internet Mémoire Vive   //www.memoire-vive.net/spip.php?article608

 

 

 

 

« Louis, Maurice, Welscher naît le 10 juin 1900 à Bar-le-Duc (Meuse - 55) fils naturel d’Anne Welscher, 37 ans, veuve.

 

Le 6 octobre 1923 à Noisy-le-Sec [1]]] (Seine-Saint-Denis - 93), il se marie avec Louise Jérôme.

 

Au moment de son arrestation, il est domicilié au 17, rue de la Madeleine à Noisy-le-Sec.

 

Louis Welscher est ajusteur, agent de l’entretien de l’Ourcq.

 

Parmi ses camarades dans l’action militante se trouve le jeune Rolland Delesque (dit “R2L”).

 

Sous l’occupation, la police française considère Louis Welscher comme un « communiste notoire, propagandiste acharné et dangereux ».

 

Le 26 octobre 1940, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif parmi 38 personnes visées ce jour-là dans le département de la Seine (dont 12 futurs “45000”). Le jour-même, Louis Welscher est interpellé et conduit au “centre de séjour surveillé” (CSS) d’Aincourt (Val-d’Oise - 95), créé au début du mois dans les bâtiments réquisitionnés d’un sanatorium isolé en forêt.

Le 4 décembre 1940, Louis Welscher fait partie d’un groupe d’une centaine d’internés « choisis parmi les plus dangereux » transférés, par mesure préventive ou disciplinaire (?), à la Maison centrale de Fontevrault-L’Abbaye, près de Saumur (Maine-et-Loire - 49) ; leur transport s’effectue en car et sous escorte. Les détenus sont enfermés dans une grande salle commune de la Centrale. Ils apprennent que 70 communistes purgent une peine dans le secteur carcéral, dont une vingtaine de jeunes.

 

Le 20 janvier 1941, sans être informés de leur destination, la même centaine d’internés est conduite à la gare de Saumur où les attentent deux wagons de voyageurs à destination de Paris-Austerlitz. À leur arrivée, ils sont conduits à la gare de l’Est. Ils y rejoignent 69 autres militants communistes en attente de transfert. Ce nouveau convoi les amène à la gare de Ville-sous-la-Ferté (Aube - 10) d’où ils sont conduits - par rotation de vingt détenus dans un unique fourgon cellulaire - à la Maison centrale de Clairvaux. Une fois arrivés, la direction les contraint à échanger leurs vêtements civils contre la tenue carcérale, dont un tour de cou bleu (“cravate”) et un béret. Ceux qui refusent sont enfermés une nuit en cellule (“mitard”), tandis que la plupart sont assignés à des dortoirs. Rejoints par d’autres, ils sont bientôt 300 internés politiques. Le 14 mai, 90 d’entre eux sont transférés au camp de Choisel à Châteaubriant (Loire-Atlantique - 44), parmi lesquels plusieurs seront fusillés le 22 octobre. Louis Welscher est de ceux qui restent à Clairvaux, et qui doivent bientôt partager les locaux qui leur sont assignés avec quelques “indésirables” (condamnés de droit commun).

 

Le 26 septembre 1941, Louis Welscher est parmi la centaine d’internés administratifs de Clairvaux transférés en train, via Paris, au “centre de séjour surveillé” de Rouillé, au sud-ouest de Poitiers (Vienne - 86).

 

Le 22 mai 1942, il fait partie d’un groupe de 156 internés - dont 125 seront déportés avec lui - remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et conduit au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise - 60), administré et gardé par la Wehrmacht (Frontstalag 122 - Polizeihaftlager).

 

Entre fin avril et fin juin 1942, Louis Welscher est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler).

 

Le 6 juillet 1942 à l’aube, les détenus sont conduits sous escorte allemande à la gare de Compiègne et entassés dans des wagons de marchandises. Le train part une fois les portes verrouillées, à 9 h 30.

  

Le voyage dure deux jours et demi. N’étant pas ravitaillés en eau, les déportés souffrent principalement de la soif.

 

Le 8 juillet 1942, Louis Welscher est enregistré au camp souche d’Auschwitz (Auschwitz-I) sous le numéro 46208 (sa photo d’immatriculation n’a pas été retrouvée).

 

Il meurt à Auschwitz le 19 septembre 1942, d’après les registres du camp, alors qu’a lieu une grande sélection des “inaptes au travail” à la suite de laquelle 146 des “45000” sont inscrits sur le registre des décès en deux jours (probablement gazés [2]).

 

Son nom est inscrit sur la plaque commémorative dédiée aux déportés sur le Monument aux morts de Noisy-le-Sec, situé dans l’ancien cimetière, et sur la stèle 1939-1945, place du maréchal-Foch.

 

Sources :

 Claudine Cardon-Hamet, Triangles rouges à Auschwitz, Le convoi politique du 6 juillet 1942, éditions Autrement, collection mémoires, Paris 2005, pages 150 et 153, 385 et 423.

 Cl. Cardon-Hamet, notice pour 60e anniversaire du départ du convoi des 45000, brochure répertoriant les “45000” de Seine-Saint-Denis, éditée par la Ville de Montreuil et le Musée d’Histoire vivante, 2002, page 35.

 Archives départementales de la Meuse, site internet, archives en ligne, registre d’état civil de Bar-le-Duc, cote 2 E 29 (123), année 1900, acte n° 203 (vue 52/414).

 Henri Hannart, Un épisode des années 40, Matricule : F 45652 (les intérêts de certains ont fait le malheur des autres), trois cahiers dactylographiés par son fils Claude, notamment une liste page 23.

 Message de Claude Delesque, fils de Rolland dit “R2L” (08 et 09-2011) ; texte Les lettres de Aincourt et les 45000.

 Archives de la préfecture de police de Paris, cartons “Occupation allemande” : BA 2397 (liste des internés communistes, 1939-1941) - BA 2447 (chemise “liste des personnes se livrant à une activité de propagande”) ; carton “PC” n°VII, A.S. du 20 décembre 1940 sur le CCS d’Aincourt.

 Mémorial de la Shoah, Paris, archives du Centre de documentation juive contemporaine (CDJC) ; liste XLI-42, n° 184.

 Archives départementales de la Vienne, cote 109W75 (camp de Rouillé).

 Death Books from Auschwitz, Remnants, Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau, K.G.Saur, 1995 ; relevé des registres (incomplets) d’actes de décès du camp d’Auschwitz dans lesquels a été inscrite, du 27 juillet 1941 au 31 décembre 1943, la mort de 68 864 détenus pour la plupart immatriculés dans le camp (sans indication du numéro attribué), tome 3, page 1327 (31746/1942).

 Site Mémorial GenWeb, 93-Noisy-le-Sec, relevés de P. Caulé (2000-2002) et de Ch. Level-Debray (10-2003).

 

MÉMOIRE VIVE  voir  SITE Internet Mémoire Vive   //www.memoire-vive.net/spip.php?article608

 

En hommage à Roger Arnould (1914-1994), Résistant, rescapé de Buchenwald, documentaliste de la FNDIRP qui a initié les recherches sur le convoi du 6 juillet 1942. » //www.memoire-vive.net/spip.php?article608



08/04/2012
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