RAIL et MEMOIRE

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KIFFER Valentin Louis

KIFFER  Valentin Louis

 

KIFFER Valentin portrait.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Médecin SNCF de section à COURCELLES CHAUSSY (57)

 

Date de naissance : 13 janvier 1892 

Lieu de naissance : Rahling (57)       

 Date de décès :18 mars 1945           

 Lieu de décès : Dachau

 Circonstances : Mort en déportation

 

 

 Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

LES INFOS MEDICALES, (revue interne du service médical de la SNCF), de JUILLET OCT 1945

Destin Tragique D'un Médecin De Campagne." De Bernard KIFFER,  Editeur : Syndicat D'initiative De Courcelles Chaussy  Parution : 01/01/2004

voir dans la catégorie bibliographie  VALENTIN KIFFER médecin SNCF

 

Livre Mémorial de la FMD tome 3 page 986

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Louis Valentin  KIFFER était Médecin SNCF de section à COURCELLES CHAUSSY (57),

Il fut interné au camp situé le long de la route de Sarrebruck à Metz, sur le lieu-dit ""Neue Bremm"", Puis déporté au camp de concentration de DACHAU où il décéda le 18 mars  1945.

 

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Livre Mémorial Cheminots victimes de la répression 1940/1945 sous la direction Thomas Fontaine 

Edition Perrin / SNCF .  page 823 / 09/03/2017 09:53
 

 

KIFFER Valentin
Né le 13 janvier 1892 à Rahling (Alsace-Moselle annexée) – Mort en déportation le 19 mars 1945 à Dachau (Allemagne).


Marié à Alice Bernard et père de trois enfants – André (1932), Bernard (1935) et Robert (1937) –, Valentin Kiffer est docteur en médecine et exerce au no 247 à Courcelles-Chaussy. Il est également médecin de circonscription des chemins de fer. Au cours de l’annexion, le médecin soigne bénévolement des résistants et des réfractaires cachés dans les environs du village. C’est ainsi qu’il soigne plusieurs clandestins réfugiés dans l’église de Retonfey en décembre 1943. Il rédige aussi de faux certificats médicaux pour soustraire des jeunes Mosellans qui, du fait de l’annexion, sont soumis au Service du travail du Reich ou à l’incorporation dans la Wehrmacht. En novembre 1944, en pleine bataille de la Moselle, il poursuit son activité au service des FFI mosellans. C’est alors qu’il reçoit la visite de deux civils français. Ces deux hommes accompagnent l’état-major allemand cantonné au château d’Urville et se font passer pour des travailleurs du STO évadés. Parmi eux, le milicien Pierre Lussac, qui appartient à une unité composée d’éléments des Sipo-SD de Bourges et Montargis en repli et installée à Saint-Avold, le Kommando Wollbrandt. Le 17 novembre 1944, le docteur Kiffer est arrêté par la police allemande de Sarrebruck pour avoir soigné un Hollandais blessé qu’il cachait à Courcelles. Le médecin est violemment frappé, ainsi que sa femme, tandis que les auxiliaires français pillent la maison et emportent des bijoux, de l’argent et des biens pour un montant de 2 millions de francs. Transféré au siège de la gestapo de Saint-Avold, Valentin Kiffer est torturé avant d’être interné le lendemain au camp de Sarrebruck Neue Bremm. Le 23 novembre, il est placé dans un important transport d’évacuation à destination du camp de concentration de Dachau. Le docteur Kiffer est immatriculé dans ce camp le 26 novembre (no 133665). Il y meurt le 19 mars 1945 du typhus, contracté alors qu’il soignait des déportés.

Lui ont été conférés la mention « Mort pour la France » puis le titre de Déporté résistant le 5 avril 1954.


Cédric Neveu


Sources : SHD DAVCC, 21 P 468883, DA 8/13 ; AD Moselle, 69 J 16, 256 W 56 ; RM ; CGC ; FMD ;
F. Goldschmitt, Alsaciens et Lorrains à Dachau, t. II, 1945 ;
B. Kiffer, Valentin Kiffer, 1892-1945, 2004 ;
C. Neveu, La Gestapo en Moselle, 2012.

 



08/10/2013
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