RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

TOUSSAINT Leon

TOUSSAINT Léon

 

Chef de Train  à AUDUN LE ROMAN (55)

 

Date de naissance : 30 janvier 1896

Lieu de naissance : Houdelancourt (55)

Date de décès : 20 octobre 1942    

Lieu de décès : Auschwitz

Circonstances : Mort en Déportation 

Enregistré à AUSWITZ sous le matricule 46154

 

Cheminot du Convoi des 45000

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :


Source notre métier : liste des agent non rapatriés en juin 1946

http://politique-auschwitz.blogspot.com/2010/07/toussaint-leon-fernand.html

 

Léon Toussaint est né le 30 janvier 1896 à Houdelaincourt sur Othain (Meuse). Il habite au 4 avenue de la République à Audun-le-Roman (Meurthe-et-Moselle) au moment de son arrestation.
Il est marié, père d'un garçon, Pierre.
Ancien combattant de la première guerre mondiale, titulaire de la croix de guerre, étoile d'argent avec palme, Léon Toussaint est chef de train à la Compagnie des chemins de fer de l'Est d'Audun.
Il est délégué CGT. Secrétaire de la cellule communiste d'Audun, qui compte une vingtaine d'adhérents, Léon Toussaint est élu en 1936 conseiller municipal de cette ville.
A l'Occupation, Léon Toussaint est « travailleur requis sur place ». Il appartient au réseau Résistance-Fer et convoie des prisonniers de guerre évadés dans un fourgon de son train.
Le 22 février 1942, il est arrêté par la Gestapo, en même temps que Jean Manon, son collègue de travail, à la suite du plastiquage de la centrale électrique d'Auboué (cliquez sur ce lien pour lire le récit du sabotage du transformateur d'Auboué, dans la nuit du 4 au 5 février 1942).
Léon Toussaint est écroué à la prison Charles III de Nancy, puis il est interné le 24 février au camp d'Ecrouves, où sa femme obtient une autorisation de visite. Le 5 mars, il transite par la prison de Toul pour être remis aux autorités allemandes à leur demande. Celles-ci l'internent le 5 mars 1942 au camp de Royallieu à Compiègne, en vue de sa déportation comme otage. A Compiègne il reçoit le numéro matricule 3768.
Il est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 ». Ce convoi d'otages composé, pour l'essentiel, d'un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT) et d'une cinquantaine d'otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les « judéo-bolcheviks » responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d'août 1941.


Il meurt à Auschwitz le 20 octobre 1942 d'après les registres du camp. Dans les années d'après-guerre, le ministère des ACVG n'ayant pas eu accès aux archives d'Auschwitz emportées par les armées soviétiques a fixé le décès en décembre 1943 à Birkenau.
Le titre de « déporté politique » lui a été attribué. Le titre de « Déporté résistant » lui a été refusé au motif : "pas arrêté en raison de son appartenance au Mouvement de Résistance-Fer "
Son nom figure sur le monument commémoratif d'Audun, et une rue porte son nom

 

 

 Biographie rédigée en juin 1997 par Claudine Cardon-Hamet (docteur en Histoire, auteur des ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000



17/11/2010
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