SARETE Jean

SARÉTÉ Jean

 

Apprenti à TOURS (37)

 

Date de naissance : 4 novembre 1908

Lieu de naissance : PERIGUEUX (24)

Date de décès :  fin avril 1945

Lieu de décès : Pendant "la marche de la mort" vers la Baie de LUBECK (Allemagne)

Circonstances : Mort en Déportation

 

 

 

Méthode  de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l’Atelier, 2003

Site des Cheminots Apprentis : http://gparam.free.fr/index2.html

 

 

SARÉTÉ Jean.

Né le 4 novembre 1908 à Périgueux (Dordogne), mort en déportation fin avril 1945 ; cheminot ; résistant.

Ancien apprenti PO, après son service militaire, Jean Sarété entra dans l’entreprise Rimailho (répération de matériel ferroviaire), puis en 1929 à la Compagnie des chemins de fer à Paris-Masséna. En 1935, il intégra le dépôt de Saint-Pierre-des-Corps (Indreet- Loire) comme mécanicien vapeur et conducteur électricien.

En 1942 il passa avec succès l’examen de chef de réserve et exerça jusqu’à son arrestation les fonctions de « sous-chef de feuilles » (sous-chef de dépôt).

Début 1942, il adhéra au réseau AKAK sous le nom de Bernard. Son épouse ne devait connaître réellement ses activités que trois mois avant son arrestation. Alors elle l’aida en recopiant les renseignements qu’il recueillait sur toute l’activité ferroviaire des convois allemands à la gare de Saint-Pierre-des-Corps, en dépit de la surveillance étroite de l’ennemi.

Arrêté le 7 juillet 1944 par la Gestapo à son domicile, 13, rue Jules Grévy à Tours, il fut interné à la prison de Tours, torturé puis déporté au camp de Neuengamme sur la rive droite de l’Elbe, au milieu des marais, à 25 km de Hambourg, le 11 août 1944.

Fin avril 1945, devant l’avance alliée, les nazis évacuèrent les camps de la mort et entassèrent 1 200 déportés dans trois bateaux dont le « Cap Arcona » stationnés dans la baie de Lübeck (Allemagne), Jean Sarété fut répertorié sur le livre de bord de ce bateau, mais en réalité il mourut d’épuisement et des sévices reçus pendant 85 kms de marche à pied avant de l’atteindre.

Jean Sarété, dont une rue de Saint-Pierre-des-Corps porte le nom, fut marié et père d’un enfant.

 

voir le site http://la2gm.unblog.fr/les-marches-de-la-mort-et-le-bois-de-below/ sur les "marches de la mort "



Article ajouté le 2009-11-04 , consulté 12 fois

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