RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

COQUILLET Louis

COQUILLET LOUIS alias "René" 

 

Serrurier à RENNES (35)

 

 

Date de naissance 06 mars 1921

Lieu de naissance : SAINT MEEN LE GRAND (35)

Date de décès : 17 avril 1942

Lieu de décès : SURESNES MONT VALERIEN (92)

Circonstances : Fusillé

 

 Cheminot fusillé au Mont Valérien

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Relevé de la plaque de la Gare de RENNES (35)

Site Internet http://assoc.orange.fr/memoiredeguerre/biogr/coquillet.htm#deb

Site Internet  procès de la maison de la chimie : http://www.resistance-ftpf.net/chimie/menu.html

Le Maitron => Cheminots et Militants, un siècle de syndicalisme ferroviaire, sous la direction de Marie-Louise GOERGEN, Collection Jean MAITRON (Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Editions de l'Atelier, 2003)

 

 Louis, Albert, Jean Coquillet est né le 6 mars 1921, à Saint-Méen-le-Grand (35), d'un père cheminot et d'une mère travaillant aussi à la S.N.C.F.

Bon élève, il obtient à 12 ans une mention " bien" à son certificat d'études. Il va ensuite à l'E.P.S., École Primaire Supérieure, puis à l'École Industrielle. Il entre apprenti à l'École des Chemins de Fer de Rennes et devient lui aussi cheminot.

En 1938, il est l'un des dirigeants des Jeunesses Communistes.

Le 21 décembre 1939, comme son père, il devient Sapeur Pompier volontaire de la Ville de Rennes et habite avec sa famille dans le logement du Palais Saint-Georges.

Dès l'entrée des troupes allemandes, le 18 juin 1940, à Rennes, il organise la Jeunesse Communiste, appelle par tracts à lutter contre l'occupant et contre le gouvernement de Vichy. Dès juillet, Louis surnommé "Lizette", prend une part très active à la lutte clandestine, très vite il rentre en contact avec Henri Bannetel, étudiant  en Médecine et René Le Herpeux, étudiant en Médecine, dirigeant des étudiants communistes. Autour de lui d'autres noms de la résistance rennaise : André Rouault, Jean Courcier, Robert Barbier, Jean Rolland, Bernard Sidobre, René Even, Raymond Le Cornec, Dinard, Rémy et Jules Le Brun, mais aussi Maurice Hay, Léost et Fourrier (fusillés le 30 décembre 1942, à la Maltière, à Saint-Jacques-de-la-Lande).

Louis Coquillet conduit les premières luttes des jeunes résistants, il est l'un des premiers F.T.P., Franc Tireur Partisan, et assure des liaisons Paris-Bretagne, transportant de grandes quantités d'armes et de tracts.

Fin 1940, il est secrétaire régional des Jeunesses Communistes.

Activement recherché, en août 1941, la police spéciale de Vichy se présente au domicile de la famille Coquillet au Palais Saint-Georges, seul Louis est absent. A son arrivée, il est ceinturé et fouillé, sur lui est trouvée une clef que le commissaire soupçonne être celle du local de fabrications de tracts et de cache d'armes. Sans perdre son sang froid, Louis Coquillet explique que c'est simplement la clef de l'appartement et le prouve sur-le-champ. Il introduit la clef dans la serrure et ferme violemment la porte et enferme tout le monde à l'intérieur. Louis se sauve à toutes jambes, se rend chez des camarades, retrouve ensuite sa fiancée et partent se réfugier tous les deux à Paris.

Il entre aux "Bataillons de la Jeunesse" de Paris. Le 23 août 1941, sous les ordres du Colonel Fabien, au métro Barbès, il participe à l'exécution d'un officier allemand. Il participe à de nombreuses opérations, comme l'attaque d'une centrale électrique ou l'attaque de la Feldgendarmerie, boulevard des Batignolles à Paris, où un autre officier allemand est tué.

Trop longtemps dans la clandestinité, il décide de se rendre dans un restaurant parisien où il est arrêté au cours d'un banal contrôle d'identité de la Police allemande.

Louis Coquillet est incarcéré à la prison de la Santé où il est torturé. Un procès à lieu a la maison de la chimie de Paris, transformé en tribunal pour la circonstance, 23 hommes dont Louis Coquillet sont condamnés à mort par des militaires allemands.

Louis Coquillet est fusillé, avec ses camarades d'infortunes le 17 avril 1942, au Mont-Valérien à Paris.

Il est titulaire à titre posthume de la Croix de Guerre avec l'étoile d'argent et de la Légion d'Honneur.

 Notice biographique Joël DAVID Ville de Rennes

Rue Louis Coquillet : Voie dénommée par délibération du Conseil Municipal du 29 juillet 1949

http://assoc.orange.fr/memoiredeguerre/biogr/coquillet.htm#deb

 

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Né à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine), domicilié 53 boulevard Saint Marcel à Paris (XIIIe).Cheminot. Après de bonnes études primaires il réussit le “ concours des bourses ” et est admis comme apprenti à l’école des chemins de fer de Rennes. Il devient serrurier à la SNCF et pompier bénévole comme son père. Il fait partie de la société de gymnastique “ Les Vigilants ”. Il adhère aux Jeunesses communistes en 1938.
En septembre 1941 le commissaire Morellon perquisitionne à son domicile. Louis Coquillet parvient à enfermer le commissaire dans l’appartement et à prendre la fuite. Il sera condamné par défaut à douze ans de travaux forcés.
Il rejoint à Paris les combattants des Bataillons de la Jeunesse et de l’Organisation Spéciale.

 Louis Coquillet est arrêté le 3 ou 5 janvier 1942, au cours d’un contrôle de police dans un café situé à l’angle du boulevard Saint-Germain et du passage du Commerce (actuelle Cour du Commerce-Saint-André, carrefour de l’Odéon). On trouvera sur lui un cachet de cyanure qu’il avait pour consigne d’avaler pour ne pas tomber vivant aux mains de la police.
L’acte d’accusation retiendra contre lui diverses opérations, auxquelles il participa au côté de Bourdarias et de plusieurs autres :
21 novembre 1941 : attentat contre la librairie allemande Rive Gauche du boulevard Saint-Michel (à l’angle de la place de la Sorbonne). Cette opération fut un modèle du genre. Elle se déroule à 7 heures du matin. Pierre Georges (futur colonel Fabien) a établi le plan d’action, Louis Coquillet en assure la direction, à la tête de plusieurs détachements des Bataillons de la Jeunesse composés de Toyer, Feferman, Touati, Bourdarias, Gueusquin, Raymonde Salez et conduits par Tourette, chargé de la protection. Deux grosses pierres sont lancées dans la vitrine, puis Tondelier et Gueusquin lancent leur bombe coup sur coup, pendant que Raymonde Salez  fait le guet. La police intervient et tire, mais le groupe de protection riposte et les policiers s’enfuient précipitamment. La librairie est dévastée : vitres brisées, matériel et stocks de livres de propagande détruits. Le Quartier latin est en joie.
• 26 novembre 1941 : attentat à la bombe contre la librairie militaire allemande située à l’angle de la rue de Rivoli et de la rue Cambon (Ier). Participent à cette action plusieurs détachements des Bataillons de la Jeunesse et de l’Organisation Spéciale, dont Bourdarias.
• 2 décembre 1941 : attentat contre un local du RNP (Rassemblement national populaire) situé boulevard Blanqui (XIIIe), avec Fabien et Bourdarias. Les dégâts sont importants, dira la police.
• 6 décembre 1941 : attentat boulevard Pereire (XVIIe) contre le lieutenant Rahl, lequel est grièvement blessé.
• 15 décembre 1941 : attentat contre un poste de la Feldgendarmerie situé à l’Hôtel Universel, rue de la Victoire (IXe).
• 17 décembre 1941 : incendie d’un camion de la Wehrmacht rue Mayran (IXe) avec Bertone et Touati.
• 18 décembre, 21 h 30 : même opération rue Lamartine, à l’angle de la rue Buffault (IXe), toujours avec Bertone et Touati. Plusieurs camions sont détruits. Des soldats allemands tirent. Coquillet et Touati parviennent à s’échapper, mais Bertone se fait arrêter.
• Fin décembre 1941 : sectionnement d’un câble de transmission de la Wehrmacht dans le bois de Meudon avec Bourdarias.
• 3 janvier 1942 : attaque d’un local du RNP 11 bis rue de la Procession (XVe), avec Bourdarias, Gueusquin et quatre autres membres des Bataillons de la Jeunesse.


(source site Internet  procès de la maison de la chimie)

 

 

Notice Maîtron :

 

COQUILLET Louis, Albert, Jean.

 

Né le 6 mars 1921 à Saint-Méen-le-Grand (Ille-et-Vilaine), fusillé le 17 avril 1942 au Mont Valérien (commune de Suresnes) ; cheminot ; résistant à Paris.

 

Fils d’un cheminot, Louis Coquillet obtint son certificat d’études avec mention bien puis suivit durant une année les cours de l’école primaire supérieure. Boursier, il fréquenta durant deux années une école industrielle puis fut embauché comme apprenti à l’école des chemin de fer à Rennes. Membre des sapeurs pompiers et de la société de gymnastique des cheminots de Rennes, Louis Coquillet était, en 1938-1939, un des dirigeants des Jeunesses communistes.

Il participa à la reconstitution clandestine du Parti communiste et fut membre de l’Organisation spéciale (OS). Le 4 août 1941, le commissaire Morellon perquisitionna son domicile au Palais Saint-Georges. Il parvint à enfermer le commissaire dans l’appartement et à prendre la fuite. Les autres personnes arrêtées au cours de cette opération furent jugées par la section spéciale de la cour de Rennes, condamnées le 12 septembre 1941 et finalement déportées en Allemagne.

Il entra alors dans la clandestinité et vint se cacher chez une de ses soeurs dans le XVIIe arr. Il dirigea l’un des groupes des Bataillons de la jeunesse, sous le pseudonyme de René.

L’acte accusation du tribunal allemand releva contre lui une attaque à la bombe contre la librairie militaire de la rue de Rivoli en novembre 1941, l’attaque de la Librairie Rive gauche le 21 novembre 1941, l’attentat contre une officine du RNP, boulevard Auguste Blanqui le 2 décembre 1941, l’attentat contre le lieutenant Rahl, blessé grièvement boulevard Pereire le 6 décembre 1941, l’attentat le 15 décembre 1941 contre un bureau de la Feldgendaremerie rue de la Victoire, l’incendie d’un camion de la Wehrmacht le 17 décembre rue Mayran, d’un autre camion rue Lamartine le 18 décembre 1941, la coupure d’un câble de la Wehrmacht dans le bois de Meudon, fin décembre 1941, l’attaque d’un local du RNP rue de la Procession le 3 janvier 1942.

Il fut arrêté le 3 ou le 5 janvier 1942 au cours d’un contrôle de police dans un café à l’angle du boulevard Saint-Germain et du passage du Commerce. On trouva sur lui un cachet qu’il avait la consigne d’avaler pour ne pas tomber vivant aux mains de la police.

Selon le site de la DMPA consacré aux fusillés du Mont Valérien, il aurait été serrurier, domicilié dans le XIIe arr.

Il fut un des condamnés du Procès de la Maison de la chimie (7-14 avril 1942) et fusillé le 17 avril 1942. Il avait laissé pour sa fiancée Francette, une lettre émouvante : « Mon plus grand bonheur avant de mourir serait d’avoir la certitude que tu rencontres pour refaire ta vie un garçon aussi loyal et désireux de faire ton bonheur que celui que j’ai été, c’est mon plus cher désir, ne regrettant que notre bonheur perdu. » Il fit parvenir une autre lettre à ses parents et une à sa famille parisienne qui témoignage d’un courage et d’une force de caractère peu communes.

 

SOURCES : Albert Ouzoulias, Les Bataillons de la Jeunesse, Éd. soc., 1967. —

Note d’André Rossel-Kirschen. — Jean-Marc Berlière, Francis Liaigre, Le sang des communistes, les batillons de la jeunesse dans la lutte armée automne 1941, Fayard, 2004. — Site de la DMPA, Fusillés du Mont Valérien.

Jean-Pierre Besse



25/01/2010
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