RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

LOBJEOIS Albert

LOBJEOIS Albert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouvrier de 1ere classe à Laon (02)

 

 

 

Date de naissance : 10 février 1891

Lieu de naissance : ROUGERIES (02)

Date de décès : 13 mai 1945

Lieu de décès : DACHAU

Circonstances : Mort en déportation

 

Méthode de recherche Rail & mémoire pour cette notice

 

Relevé de la plaque SNCF de LAON (02)

Article le courrier picard du 06 aout  1974

Article de L’Union L’Ardennais du 02 aout 2011  //www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/se-souvenir-dalbert-et-des-autres

Livre mémorial dela FMD

 

CAH SNCF Le Mans

 

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Albert LOBJEOIS était ouvrier de première classe au district de Laon,  membre du conseil syndical de Laon,  secrétaire adjoint de la section technique de la voie ; il était marié et avait trois enfants âgés de 24, 19 et 15 ans en 1944, la famille réside à LUGNY près de Marle dans l’Aisne.

Le 05 aout 1944, il est victime d’une rafle collective à LUGNY incarcéré à la prison de saint Quentin et déporté par le convoi I 265 parti de Compiègne le 17 aout 1944, pour le camp de concentration de BUCHENWALD  où il est enregistré sous le numéro de matricule 81441.

 

le 08 avril 1945,  les SS affolés par l’avancée des troupes américaines, procèdent à un appel général et commence l’évacuation de Buchenwald.

Bien que la résistance intérieure du camp tente tout pour s y opposer (elle libérera Buchenwald, les armes à la main  le 11 avril avant l’arrivée des américains) , les SS organisent de véritables chasse à l’homme jusque dans les block,  Albert LOBJEOIS fait partie des malheureux qui sont transféré à DACHAU.

 

 il a la chance de connaitre la libération du camp par les américains, le 29 avril 1945, mais dans un état de faiblesse totale. Il peut envoyer à sa famille, une lettre pleine d’espoir.

 

13 mai 1945,  Il subit une opération au coude gauche, où il a un phlegmon ; vers 15 heure,  il sombre dans le coma  et décède à l’infirmerie du camp de DACHAU en moins d une heure …

 

 

 

 

 

 

extrait de "Qund les alliés ouvrirent les portes de Olga WORMSER-MIGOT

 

 

 

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Une rue Albert-Lobjeois honore sa mémoire à Laon

 

 

 

 La derniere lettre de Albert Lobjeois adressée à sa famille 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Article de L’Union L’Ardennais du 02 aout 2011  //www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/se-souvenir-dalbert-et-des-autres

 

 

Se souvenir d'Albert et des autres

 

 

 

Jacqueline Lobjeois a voulu partager cette lettre où son père, Albert, dit sa joie d'être libéré.

 

 

LAON (Aisne). Juste avant de mourir à Dachau, Albert Lobjeois a écrit  à ses proches. Sa fille a lu cette lettre lors de l'inauguration de la stèle érigée à la Cité des cheminots.

CETTE lettre, Jacqueline Lobjeois la garde comme un trésor. Rares sont ceux qui ont pu la lire. « Je l'ai juste confiée à l'une de mes petites-filles. Elle l'a donnée à sa maîtresse pour qu'elle la lise aux enfants à l'occasion du 11 novembre, pour qu'ils comprennent, mais c'est tout. »
Dimanche, tous ceux qui assistaient à l'inauguration de la stèle du souvenir en mémoire des cheminots résistants, internés, déportés et victimes de guerre, désormais érigée place Pierre-Sémard, en ont pris connaissance. « Pourquoi maintenant, je ne sais pas. Beaucoup de gens savaient que j'avais cette lettre, mais je voulais la garder pour moi, c'est quelque chose d'intime. En réalité, j'avais peut-être besoin de partager cette peine. C'est douloureux d'en parler, je le fais pour que personne n'oublie », explique celle dont le père, Albert Lobjeois, est mort à Dachau en 1945. La stèle du souvenir lui rend hommage, ainsi qu'à Joseph Cavrois*, déporté et mort à Flossenbürg en 1945.

« On les a eus ! »

Albert Lobjeois a été maréchal-ferrant à la SNCFau dépôt de Laon pendant 25 ans avant d'être arrêté par l'occupant à l'été 1944. Il arrivera à Dachau après 27 jours de voyage, en train et à pied.
En mai 1945, le camp est libéré mais Albert Lobjeois doit encore rester quelques jours sur place pour se faire opérer avant d'être rapatrié à Lugny où habite sa famille. C'est dans cet état d'esprit qu'il leur écrit cette lettre. « Je compte être à Lugny pour les cerises », dit-il à son épouse à qui il demande de se munir « de bon vin et de beaucoup de laitages, j'en aurai besoin ! […] Enfin, on les a eus ! » écrit-il tout en expliquant à sa femme qu'il a été sauvé « par un p'tit gars d'Assis-sur-Serre ». Il lui demande d'ailleurs d'écrire à la mère de cet homme pour lui dire qu'il est en bonne santé et qu'il sera bientôt de retour. Tout comme lui. Enfin, c'est ce qu'il pensait puisqu'Albert Lobjeois ne reviendra jamais parmi les siens. Il mourra peu de temps après son opération, le 13 mai 1945. « Il savait qu'il était libéré, c'est déjà une belle chose car beaucoup n'ont pas eu cette chance », souligne Jacqueline Lobjeois qui n'apprendra le décès de son père que deux mois plus tard, par le curé de ce village de Thiérache qu'elle n'a jamais quitté.
Dimanche, élus, anciens combattants mais aussi forains se sont associés à cet hommage poignant. Ils ont déposé une gerbe au pied de la stèle, avec ce souhait, toujours le même : ne pas oublier.

Lucie LEFEBVRE
llefebvre@journal-lunion.fr



07/02/2013
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