RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

ALTAZIN Maurice Charles (FILS)

 

ALTAZIN Maurice Charles (FILS)

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manœuvre Auxiliaire à Lens (62)

 

 

 

 

 

Date de naissance : 27 septembre 1922

Lieu de naissance : Outreau (62)      

Date de décès : 20 février 1945

Lieu de décès : Dachau

Circonstances : Mort en Déportation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Relevé de la Plaque commémorative S.N.C.F. Lens (62)

Site Internet Mémorial GEN WEB

Livre Mémorial de la FMD  p 930 tome 1, article de présentation de Laurent Thierry

CAH  SNCF Le Mans

Site internet ; mairie de Mericourt  > http://www.mairie-mericourt.fr/Hommage-aux-Maurice-Altazin-deux

ALTAZIN Maurice

Né le 27 septembre 1922 à Outreau (Pas-de-Calais) – Mort en déportation le 20 février 1945 à Dachau (Allemagne).

Maurice (Victor, Charles) Altazin est cheminot depuis le 18 décembre 1939. Au moment de son arrestation, le 13 août 1942, il est manœuvre auxiliaire au dépôt de Lens. Militant actif du parti communiste, il réside à Avion, dans le Pas-de-Calais.

C’est à Lens, sur son lieu de travail, qu’il est arrêté par la police française d’Avion pour son activité de propagande. Propriétaire d’une machine à écrire, il a en effet pour activité principale la rédaction et la diffusion de tracts communistes appelant à la lutte contre l’occupant. Pour ces faits, il est condamné le 14 novembre 1942 par la section spéciale de la cour d’appel de Douai à cinq ans de prison et 60 000 F d’amende. Marié, il apprend la naissance de sa fille en prison, le 19 mars 1943. Depuis son arrestation, il est interné au quartier français de la prison de Douai ; il est désigné comme otage par les autorités allemandes et transféré, le 6 mai 1943, à la citadelle de Huy, en Belgique, près de Liège. En octobre 1943 il est classé dans la catégorie des détenus de sécurité et transféré le 22 octobre au camp de concentration de Hertogenbosch (Bois-le-Duc) aux Pays-Bas, où il reçoit le matricule 7729. Le 25 mai 1944, il part pour le camp de Dachau, où lui est donné le matricule 68727. En juillet 1944, sa famille reçoit une dernière carte de lui. Elle ne pourra savoir qu’il est ensuite transféré vers le camp de Natzweiler, au Kommando de Markirch (matricule 18300), installé en mars 1944 à Sainte-Marie-aux-Mines. Le nombre de détenus, de quelques centaines au début, atteint 1 400, employés à l’installation d’une usine de guerre souterraine dans le tunnel ferroviaire qui relie Sainte-Marie-aux-Mines à Saint-Dié. D’autres travaillent à Sainte-Marie-aux-Mines dans une usine de guerre, qui porte comme nom de couverture « Grosskellerei » (« grandes caves »). La majorité des détenus de ce Kommando est évacuée en septembre 1944 par différents convois, principalement vers les camps du Neckar. Maurice Altazin est renvoyé à Dachau le 21 septembre 1944. Il meurt au Revier de ce camp le 20 février 1945, à 6 h 45. Son père, Maurice Altazin*, également cheminot et résistant communiste, est lui aussi mort en déportation. Outre la grande plaque commémorative en bronze apposée sur la façade de la gare de Lens – et, pour Altazin fils, le monument du dépôt de Lens – leurs noms apparaissent côte à côte sur le monument aux morts d’Avion et la rue la plus longue de la cité des Cheminots à Méricourt rappelle leur sacrifice pour la nation.

Laurent Thiery

Sources : SNCF, CXXV.2 118 LM 108/1 ; SHD DAVCC, 21 P 417775, LA7270 (registre de la prison de Douai), NAT 12/5, fiche du camp Vught ; RM ; CGC ; FMD.

 

Livre : CHEMINOTS VICTIMES DE LA RÉPRESSION 1940-1945 MÉMORIAL PERRIN / SNCF

 

 

 

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ALTAZIN Maurice, Fils, est résistant,  il fait partie de FTPF , il est arrêté par la police française pour appartenance à un groupe communiste ;  le 14 novembre 1942,  il est condamné à 5 ans d’emprisonnement et 60 000 francs d’amende par la cour spéciale de Douai .

Il est interné à  Huy ; « Camp d'internement pour les otages communistes, utilisé par les autorités françaises du Nord-Pas-de-Calais en plus des prisons de la zone rattachée et dans lequel les Allemands viennent chercher des hommes à fusiller ou à déporter. C'est aussi le lieu d'internement utilisé par le SD de Lille, le service de sécurité de la SS, avant un transfert dans un KL des hommes non-jugés et relevant de la détention de sécurité (Schutzhaft). Principal lieu de départ vers le KL Mauthausen, puis vers celui de Vught pour les hommes arrêtés dans le Nord-Pas-de-Calais, la forteresse est libérée le 5 septembre 1944 par les troupes britanniques. »

 

Il est transféré à Vught-Hertogenbosch,  camp situé en Hollande ; puis, le 24 mai 1944 avec 14 camarades, il est transféré à Dachau .

 

De Dachau il est transféré au KL Natzweiler au kommando de Markirch (Ste-Marie-aux-Mines, Haut Rhin ), « Installé en mars 1944 à Ste-Marie-aux-Mines.  Le nombre de détenus est de quelques centaines au début, puis de 1400. Les détenus travaillent dans le tunnel ferroviaire qui relie Ste-Marie-aux-Mines à St-Dié. Il s'agit d'installer une usine de guerre souterraine. D’autres détenus travaillent à Sainte-Marie-aux-Mines dans une usine de guerre, qui porte un nom de couverture « Grosskellerei » (grandes caves). La majorité des détenus de ce Kommando est évacuée en septembre 1944, par différents convois principalement vers les camps du Neckar. »

 

 

Maurice Altazin Fils est alors réintégré à Dachau où il décède le 20 février 1945.

 

 

 Voir la  notice consacrée à son Père,  ALTAZIN Maurice,  cheminot à Lens. Mort en déportation à Buchenwald. 

 

 

 

 

Hommage aux "Maurice Altazin", deux figures importantes de la résistance

Lors des cérémonies du 8 mai commémorant le 67e anniversaire de la capitulation Hitlérienne et la libération des camps de déportés et à l’occasion du remplacement des plaques de la rue Altazin, un hommage a été rendu aux deux Maurice Altazin, le père et le fils, figures importantes de la résistance, morts pour la France en 1945.
« 67 ans après la capitulation sans condition du troisième Reich, nous voici de nouveau réuni pour nous rappeler l’époque de barbarie nazie et cela nous permet aussi de rendre hommage à tous ceux qui ont osé dire non » déclarait Bernard Baude. « Sur le parcours, en passant la rue des fusillés, on pense au mur des fusillés à Arras et ce n’est pas un hasard si tous ceux qui ont osé dire non, étaient des femmes et des hommes, des jeunes et des travailleurs qui, avant de s’opposer à la barbarie nazie, s’étaient aussi engagés pour la reconnaissance des travailleurs et beaucoup plus de liberté pour nos populations et le peuple Français. Beaucoup étaient engagés dans des partis politiques de gauche, beaucoup d’ailleurs au parti communiste, comme Maurice Altazin, le père ».
Avec le maire, Bernard Baude, Martine Lancial, Huguette Altazin, Jeannine Meurisse et René Lesire, petits-enfants de Maurice Altazin père, ont dévoilé la nouvelle plaque de la plus longue rue de la cité des cheminots. « Nous sommes venus témoigner du passé. Et de quel passé. Celui de la période dramatique qui fut celle de la grande guerre mondiale de 39/45 » dira au nom des quatre petits-enfants Martine Lancial. « Notre grand-père Maurice Altazin, né le 28 juillet 1900 à Tourcoing et son fils Maurice, né le 27 septembre 1922 à Avion habitaient la cité des cheminots avant la guerre. Notre grand-père occupait la fonction de chef de train et faisait partie d’un groupe de trois (la base de l’organisation des FTP) ».
Maurice Altazin, père, était connu avant la guerre comme un fervent militant communiste et syndicaliste. Malgré les mesures de prudence, il sera dénoncé par l’un des leurs et est arrêté le 13 janvier 1944. Après de nombreux interrogatoires serrés et prolongés, il est transféré au quartier cellulaire allemand de la prison de Saint-Nicaise à Arras et mis à la disposition de la gestapo avant d’être envoyé au camp de concentration de Buchenwald en Allemagne. « Affaibli par des conditions de vie pénibles, par le froid intense et la faim, il mourut le 8 avril 1945 dans ce même camp, la veille de l’insurrection. Quand à son fils Maurice, notre oncle, il fit partie du premier groupe de trois de l’organisation spéciale au dépôt de Lens en 1941. Arrêté en 1942, il succomba à la maladie au camp d’extermination de Dachau le 22 février 1945 » précisait Martine Lancial avant de rendre également un hommage à sa grand-mère. « La femme, la mère de nos défunts. Il convient que, malgré tout, elle continua le combat dans la souffrance et lui valut après la libération la croix de combattant volontaire de la résistance ».

 

 

 http://www.mairie-mericourt.fr/Hommage-aux-Maurice-Altazin-deux

 



21/11/2012
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