RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

BLANC Philibert

 

BLANC Philibert

 

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 Homme d’équipe, aiguilleur à MONTMELARD  (71 )

 

 

Date de naissance : 9 janvier 1921

Lieu de naissance : Limas ( 69)

Date de décès : 11 novembre 1943

Lieu de décès : Villars Montmelard (71)

Circonstances : Tué au combat au maquis de Beaubery

 

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice

 

Revue Notre Métier n°77 du 26 oct 46

Site Internet //maquismorvan.blogspirit.com/d._deuxieme_partie_maquis_de_la_bourgogne/

Centre archives historiques SNCF Le Mans ( en ligne) cote 118 lm 54/2

 

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 Philibert Blanc était cheminot, homme d’équipe, auxiliaire aiguilleur à Montmelard en Saone et Loire , Requis pour le STO, il doit partir en Allemagne le 18 Juillet  1943 travailler à la DRB à Munich Sud ...

ll refuse de partir pour l' Allemagne et devient refractaire , il rejoint alors le Maquis de Beaubery .

  Le  11 novembre 1943, à Villars, entre Beaubery et Montmelard, … 

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« le Capitaine Claude, décide, avec ses troupes, de rendre les honneurs aux Morts de 1914-18 et de défiler en armes, drapeau en tête. Tandis qu'il dépose une gerbe au pied du monument, un agent de liaison apporte une mauvaise nouvelle : quatre cents Allemands environ montés dans douze camions, sont partis de Mâcon pour attaquer les camps (1).

Avertis donc de l'imminence d'un encerclement, les maquisards vont prendre leurs dispositions de combat. Cinquante hommes se trouvent à Villars, à deux kilomètres du gros des troupes, et ignorent tout des événements. Le Capitaine Claude leur envoie un détachement de sept hommes pour les faire se replier à temps vers lui. Trop tard. Les Allemands arrivent déjà sur les lieux et ouvrent le feu sur eux. Il est environ douze heures. 

 Bien renseignés sur les positions de Villars qu'ils contournent par le sud, les Boches engagent une bataille sérieuse. Les maquisards amorcent une retraite vers le nord, tandis que le détachement, qui avait pour mission d'entrer en contact avec eux, tombe dans les filets de l'ennemi en plein bois, et entame une lutte sans espoir. Les Allemands le déciment, tuant quatre hommes (2) en blessant deux et faisant le septième prisonnier. ( extrait de //maquismorvan.blogspirit.com/d._deuxieme_partie_maquis_de_la_bourgogne/ )

 

(2) Blanc, de Limas (Rhône); Hoclet Fernand, de Saulieu; René Perrin, de Sainte-Bénigne (Ain) et Louis Rigault.

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Revue Notre Métier n°77 du 26 oct 46

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//maquismorvan.blogspirit.com/d._deuxieme_partie_maquis_de_la_bourgogne/

 

Pour mieux comprendre la partie qui se joua alors, « ressuscitons » un instant le passé.

 

C'est aujourd'hui le 11 novembre 1943. — Depuis octobre, où il groupait deux cent cinquante hommes, le Maquis de Beaubery a été organisé pour devenir uniquement un maquis d'où sortiront les cadres utiles lors de l'insurrection générale du département ou des régions voisines. Il comprend deux formations, l'une à Combrenod, grossie par les ouvriers jusque-là placés dans les fermes, et l'autre à Villars, entre Beaubery et Montmelard. C'est dans ce dernier bourg que le Capitaine Claude, décide, avec ses troupes, de rendre les honneurs à nos Morts de 1914-18 et de défiler en armes, drapeau en tête. Tandis qu'il dépose une gerbe au pied du monument, voici qu'un agent de liaison apporte une mauvaise nouvelle : quatre cents Allemands environ montés dans douze camions, sont partis tout à l'heure de Mâcon pour attaquer les camps (1).

 

Avertis donc de l'imminence d'un encerclement, les maquisards vont prendre leurs dispositions de combat. Cinquante hommes se trouvent à Villars, à deux kilomètres du gros des troupes, et ignorent tout des événements. Le Capitaine Claude leur envoie un détachement de sept hommes pour les faire se replier à temps vers lui. Trop tard. Les Allemands arrivent déjà sur les lieux et ouvrent le feu sur eux. Il est environ douze heures.

 

Bien renseignés sur les positions de Villars qu'ils contournent par le sud, les Boches engagent une bataille sérieuse. Les maquisards amorcent une retraite vers le nord, tandis que le détachement, qui avait pour mission d'entrer en contact avec eux, tombe dans les filets de l'ennemi en plein bois, et entame une lutte sans espoir. Les Allemands le déciment, tuant quatre hommes (2) en blessant deux et faisant le septième prisonnier.

 

Puis ils s'avancent sur Combrenod, croyant gagner promptement la partie. Mais là, ils se heurtent à une défense qui s'avère efficace, en dépit d'une infériorité numérique et matérielle, car les assiégés sont quatre-vingt-dix et les assaillants quatre cent cinquante. A dix-neuf heures, ils sont forcés de desserrer leur étau et se retirent en emmenant sept otages. La victoire a souri à la Résistance, qui bien qu'inexpérimentée a montré de solides qualités militaires et un inébranlable courage. Vingt-sept hommes de l'orgueilleuse Wehrmacht sont morts : « Nous croyions, dira le Général allemand de Mâcon, trouver des bandits, nous avons trouvé des soldats. »

 

A la nuit, les maquisards après avoir, faiblement éclairés par une bougie, inhumé ceux des leurs qui ont succombé (3), quittent leurs cantonnements pour se diriger vers Gibles, au sud-ouest de Montmelard, en attendant d'être transportés en camion vers les carrières de Sylla, à trente cinq kilomètres plus au nord.

 

 

 

 

(1) De l'avis du Capitaine Claude, cette attaque fut, sinon la première, du moins l'une des premières grandes batailles déclenchées par l'ennemi fin 1943 pour étouffer, dans l'œuf, la révolte qui commençait à gronder sourdement et menaçait de devenir dangereuse, dans l'éventualité d'un débarquement allié sur les côtes françaises, à l'issue de l'hiver.

 

(2) Blanc, de Limas (Rhône); Hoclet Fernand, de Saulieu; René Perrin, de Sainte-Bénigne (Ain) et Louis Rigault.

 

 

 

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//www.effelle.fr/beaubery-charollais/

 

Album mémorial du Bataillon du Charollais

Le Maquis de Beaubery et le Bataillon du Charollais. album réalisé par l’amicale du bataillon du Charollais, 1947, préface du général de Lattre de Tassigny.  Imprimerie Bellecour, 14 rue de la Charité.

Lyon le 15 Novembre 1947. N°108. Dépot légal 4è trimestre 1947. (Archives Surrel, carton  Guy III,

dossier Le bataillon du Charollais) Cet album peut être commandé sur le site du bataillon du Charolais : //www.effelle.fr/beauberycharollais/  Numérisé en janvier 2012 par Pierre de Surrel     Téléphone : 03 85 26 22 78

 

 

 

 

 

 

 

 

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02/07/2014
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