RAIL et MEMOIRE

RAIL et MEMOIRE

BONNET Jean

BONNET  Jean

 

Cheminot 

 

Date de naissance : xx xx 1913

Lieu de naissance : Inconnu

Date de décès : 16 Juillet 1944

Lieu de décès : GENAS AZIEU(69) lieu dit BOUVARRET

Circonstances : Fusillé

 

 

Méthode de recherche Rail & Mémoire pour cette notice :

 

Site Internet mémorial genweb

Site Internet de la classe de 3eme C du collège Léonard De Vinci de Chassieu : 1er Prix départemental du concours de la Résistance et de la Déportation ; catégorie devoir collectif collège :

 

http://www2.ac-lyon.fr/col69/ldevinci/pages/page7.html

 


Fusillé le 22 juillet 1944 avec ses 21 camarades. Dont Emile Grenier (voir cette notice)  Résistance Fer, 31 ans. Cheminot de profession. Fusillé avec ses 21 compagnons par les allemands avec la complicité de la milice de Vichy

 

 

 

Jean BONNET est inscrit sur le monument aux morts de Saint-Hilaire-de-Brethmas (30).

 

 

La Stèle de GENAS

(travail de la 3eme C du collège Leonard de Vinci de Chassieu )

« Dans le cadre de notre travail sur le Concours de la Résistance et de la Déportation, notre classe s'est rendue le vendredi 9 octobre 2009 après-midi, à Genas, en vélo, afin de découvrir une stèle érigée en septembre 1945 à la mémoire de 22 patriotes fusillés par les nazis le 12 juillet 1944.

Cette stèle se situe à environ 7 km de Chassieu, à 1,6 km d'Azieu et à environ 25 km à l'Est de Lyon. Elle est localisée au milieu d'un champ de maïs, éloignée de toute habitation, dans un secteur très reculé de la ville, au bord d'un chemin de terre. Avant d'y accéder, on emprunte un chemin sur 2 km, dit le Chemin des Fusillés, au lieu-dit « Bouvaret ». A l'époque, la commune était située dans le département de l'Isère.

 

HONNEUR

ET PATRIE

AUX MARTYRS DE LA RESISTANCE

Français ! Souviens toi ici

le 12 juillet 1944

22 patriotes ont été fusillés par

les Allemands avec la complicité

de la milice de Vichy

 

A l'arrière de la stèle ont été inscrits 22 noms d'hommes, dont un anonyme, ceux-là même qui ont été fusillés à cet endroit le 12 juillet 1944. Sur les côtés de la stèle, nous apercevons une double croix et sur un bac à fleurs posé devant la stèle, nous relevons le symbole de la Croix de Lorraine avec le « V » de la Victoire.

Cet édifice commémore l'exécution de 22 hommes arrêtés et emprisonnés au Fort de Mont-Luc. Nous avons remarqué que cet événement a eu lieu 10 mois avant la fin de la guerre et surtout 36 jours après le Débarquement Allié en Normandie du 6 juin 1944, moment où la guerre prenait un tournant, laissant entendre une défaite des occupants nazis.

Vers 19h30, le mercredi 12 juillet 1944, un convoi allemand formé de deux camions emprunte le chemin de terre pour se rendre au lieu-dit Bouvaret. Vingt-deux hommes en descendent. Qui étaient ces hommes ? Pourquoi sont-ils là ?

Ils ont tous été arrêtés pour différentes « raisons » : ils sont résistants, ou juifs ou bien ont été raflés dans la rue. D'autre part, les Allemands avaient la volonté de vider les prisons. Ils sont tous plutôt jeunes entre 19 et 33 ans, le plus âgé a 47 ans. La plupart n'ont pas fait de longues études, ils exercent des fonctions d'employés (coiffeur, employé de mairie, préparateur en pharmacie, cheminot, typographe, menuisier et mécanicien), il y a trois étudiants, un agriculteur et un docteur en droit. Ils ont été internés au fort Montluc d'où ils ont été extraits quelques heures avant.

L'endroit choisi est très isolé, peu fréquenté pour éviter tout témoignage.

Les hommes sont attachés deux par deux et sont aussitôt fusillés par les Allemands. Deux d'entre eux (Hugues Barange et son camarade) ont tenté des'enfuir en longeant une haie. Ils sont aussitôt rattrapés et exécutés sur place. Les corps ont été laissés sur place. Retrouvés quelques heures après, un seul n'a pu être identifié.

D'après le témoignage de l'ancien maire de Genas, qui avait une dizaine d'années à l'époque des faits, les corps ont été transportés à la mairie, les visages ont été lavés et des photographies ont été prises pour faciliter l'identification. Les Allemands ont interdit que ces hommes soient enterrés religieusement. Bravant l'interdiction de ceux-ci, le Père Aimone, a accompagné les corps au cimetière et a prononcé une absoute devant la fosse commune, accomplissant ainsi, à sa manière, un acte de Résistance.

Conclusion

Nos professeurs nous ont fait découvrir cette stèle qui semble perdue au milieu de la nature et pourtant si proche de notre collège. Cette localisation plonge ces 22 victimes dans l'oubli puisque peu d'indications précises (mis à part le nom du chemin « Chemin des fusillés) ne sont données pour la situer. Peu de personnes connaissent son existence.

Nous pensons qu'il existe de très nombreuses stèles en France semblables à celle-là, que nous devons faire vivre dans nos mémoires. Nous voulons rendre hommage à tous ces héros méconnus qui se sont battus pour notre liberté.

 

http://www2.ac-lyon.fr/col69/ldevinci/pages/page7.html



30/11/2010
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